-Nichoir à faire soi même.
Quoi de plus valorisant que de confectionner un nichoir, et de le voir occupé au printemps suivant.
Mettre en accord ses idées et ses actes, en recyclant du bois abandonné.
Tout d'abord le contexte :
J'habite un village possédant de nombreux bois de Robiniers faux acacias Robinia pseudoacacia, ces arbres présents sur ma commune sont les descendants d'arbres plantés il y a des décennies dans le but de fournir des piquets, aux vignes, très répandues il y a un siècle et aux parcs à bestiaux.
Originaire d'Amérique du nord il fût introduit en France par un homme nommé... Robinier, jardinier botaniste du roi Henri le quatrième. Son bois est très dur et imputrescible (qui ne pourri pas). Ce qui explique son utilisation à l'extérieur.
Les bois dont nous parlions plus haut, sont parfois exploités et les bûcherons n'aiment pas s'embarrasser de bûches creuses, et ...
J'ouvre une parenthèse, je ne comprends toujours pas pourquoi c'est généralement le coeur des robiniers qui disparaît en premier alors que ce bois est réputé plus dur et solide que celui de la périphérie.
Peut-être y-a-t-il un lecteur qui nous donnera la réponse ?
C'est là que j'interviens, en récupérant auprès de ces hommes, leurs déchets, à qui je donne une seconde vie!
Voici donc la méthode que je vous livre aujourd'hui pour transformer un bûche creuse un un magnifique nichoir... imputrescible ;-)
C'est parti, au fur et à mesure de l'avancement des travaux vous verrez les outils qui sont nécessaires.
Je choisi le côté où la cavité est la plus étroite puis je taille en biseau le tronc,
Voila ce que vous obtenez, un côté droit : le fond, un côté incliné : le toit. Il peut arriver que la bûche soit assez longue pour confectionner deux nichoirs. raffinement suprême !
Il me faut percer maintenant un trou, c'est la porte d'entrée des locataires, attention suivant la dimension vous acceptez ou refusez telle ou telle espèce.
Comment savoir ? Très simple consultez le numéro 60 de notre journal favori, LA HULOTTE
Vous avez décidé de l'espèce que vous vouliez accueillir ? Muni d'une perceuse équipée d'une mèche vous percez un avant-trou, comme ceci,
Puis à l'aide' d'une scie cloche, du bon diamètre (celui correspondant à l'oiseau) vous "attaquez" la paroi de la bûche, attention bois dur signifie que ça chauffe, et retour de perceuse. Tenir fermement!
Pas de chance je suis obligé de faire une série de trous à la mèche sur le trait de scie car ma scie cloche ne va pas assez profond,
Puis de terminer le perçage à l'aide d'une gouge,
Voilà ça y est le trou est percé, non sans mal,
« Ho ! Jeanpoule, on dirait que c'est un pic qui a fait le trou ! t'es doué quand même !»
« Mais non, mais non !»
Bien nous allons maintenant nous occuper de la fixation de ce nichoir, juste sous le niveau du toit je pratique deux orifices, toujours à la perceuse,
J'y passe un fort fil de fer en double, il ne faut pas que le nichoir se décroche provoquant des blessures aux passants ou qu'il tombe avec ses occupants.
Après avoir choisi une planche de deux centimètres d'épaisseur ou plus, je découpe un toit,
Que je fixe avec des pointes?
Ce toit sera recouvert de zinc afin d'assurer sa pérennité,
Je n'enfonce jamais totalement les clous,me permettant ainsi d'intervenir sur le nichoir sans tout détruire.
Nous allons maintenant, araser l'autre bout de la bûche afin que la planche adhère parfaitement au fond,
deux pointes à peine enfoncées permettent d'effectuer le tracé qui nous servira à découper le fond
,
Remarquez que la forme du fond épouse parfaitement la forme du tronc, je cloue quatre pointes autour de fond du nichoir, elles me serviront à maintenir le fil de fer tenant le fond, le nettoyage sera facilité, (effectivement il faut après la saison de nidification ,en hiver, nettoyer les nichoirs, qui sans cela se rempliraient bientôt et ne pourrait plus être occupés)
je retourne l'ensemble, je passe le fil de fer dans un bout de tuyau d'arrosage (pour ne pas abîmer l'arbre supportant notre nichoir) une boucle et,
Voilà la "bête" en compagnie de l'outillage dont je me suis servi.
Elle est pas belle ma cabane à oiseaux ?
Elle n'attend plus que ses locataires.
Si vous êtes comme moi un fouineur, vous pourrez même trouver des anciens nids, comme ici ,de pic épeiche, abandonnés par les bûcherons, et bien "ça" économise un trou puisqu'il est déjà fait et hop un fond, un toit et le tour est joué,
«Ha! Jeanpoule toujours imité, jamais égalé, tu nous épates!»
«Mais non ! mais non !»
Et voici le nichoir installé, il ne restera pas là car il y en a déjà un pas très loin.
Vous allez dire que j'invente que j'affabule, le nichoir fini, , je terminais mon repas(la fenêtre donne juste sur le jardin où est installé ce nichoir), je contemplais mon oeuvre, lorsqu'une une mésange qui inspectait le lierre vient se percher sur le bord du trou d'envol du nichoir, c'est pas beau la Nature ?
À bientôt sur photonaturefontainebleau.

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