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mercredi 30 janvier 2008

-LE GUI

  Article complété le 22 mai 2008

-Plante PARASITE des arbres le gui.

-«Ho! maman regarde il y a une lune dans l'arbre...»

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-«Mais non mon chéri, c'est une plante qui pousse dans les arbres. Lorsqu'il y a des feuilles on ne la voit pas, mais tu as un peu raison, elle ressemble à la lune»

Et bien si vous le voulez bien, laissons là ces promeneurs et profitons de l'occasion pour parler du gui.
Voilà une plante qui fait l'unanimité autour d'elle, c'est incontestable. Tout le monde s'accorde pour lui trouver tous les défauts.

Pour le Naturaliste que je suis pas de différence avec le reste des plantes.

Si maintenant je me place dans la position d'un éleveur ou cultivateur d'arbres, là, c'est sûr je commence à avoir des problèmes pécuniaires. En effet le gui est une plante qualifiée de parasite par l'homme qui tire profit des arbres, de son bois ou de ses fruits.

Où rencontrer cette plante. Comme le remarquait cet enfant le gui ne pousse pas au sol mais sur les arbres, notre département est constellé de vergers laissés à l'abandon, pommiers pruniers et autres arbres se font une joie de l'accueillir, les peupleraies ( d'une monotonie désepérante) ne sont pas oubliées !

Gui002_2

Il fût une époque où laisser du gui sur ses arbres était puni par le garde-champêtre, mais maintenant il n'y a plus de gardes-champêtres et nos contemporains laissent pourrir les fruits dans les vergers abandonnés.
Il est plus facile  de prendre son véhicule pour aller  dans la grande surface voisine les acheter.

les vergers meurent, et avec eux des races de fruits à jamais disparus au nom de l'uniformisation des goûts.

Le gui, on le remarque surtout, lorsque les arbres sont dépouillés de leurs feuilles, cela nous donne l'impression qu'il y en a partout.

Avant toute chose il faut préciser qu'il existe trois sortes de gui, croissant  sur des essences différentes, le gui des sapins, des pins et des des feuillus c'est ce dernier que nous rencontrons ici dans la région de  Fontainebleau.

C'est avant tout grâce, ou à cause (c'est selon) des oiseaux qu'il arrive à se disséminer un peu partout.

Voici une fauvette à tête noire qui ne semble pas me contredire...

20080417_oiseaux_fauvette_t

Remarquez combien elle a du mal à se défaire des longs fils visqueux du gui,

Fau

(Aujourd'hui 21 mai je viens d'ajouter ces deux clichés)

Ses fruits arrivant à maturité en hiver sont les bienvenus pour beaucoup de nos amis à plumes.

Gui4_2

La baie renferme une graine très coriace qui résiste aux acides  gastriques et ne demande qu'une chose pour germer, être sur un arbre, avec les oiseau c'est tout bon.

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Mais raffinement suprême,cette graine est contenue dans un liquide visqueux et collant  qui favorise son adhérence aux arbres.

Gui2

 

Cela lui permet de pousser à des endroits surprenants, à la verticale du tronc ou même en dessous des branches.

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Collée à l'écorce il ne lui restera plus qu'à germer... ou à se dessécher.

Une fois épuisées les réserves contenues dans la graine il faut que la jeune plantule se développe, et nous l'avons vu le gui pousse sur les arbres, donc... système D c'est les autres qui vont travailler pour elle (c'est un peu comme chez nous non ?) « Arrête jeanpoule ton mauvais esprit »

C'est grâce à des suçoirs pénétrant sous l'écorce quelle arrive à se nourrir de la sève circulant dans le LIBER de son hôte.

En surface rien ne laisse présumer du drame se déroulant sous l'écorce,

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Un renflement c'est tout, mais si vous sectionnez par le milieu cette branche, le mystère est levé,

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Quelques coups de pinceau et le tour est joué, les suçoirs apparaissent, j'ai complété les branches sectionnées.

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Il est à noter que le suçoir semble avec le temps s'enfoncer dans le bois, en fait non, la partie du suçoir captant la sève doit afin de rattraper la croissance de l'arbre s'éloigner de l'endroit où il a pris naissance c'est ce qui donne cette impression. Cette partie captatrice doit absolument rester au contact du LIBER, c'est à dire juste sous l'écorce.

À la mort de la branche il ne reste qu'un moignon percé de nombreux trous, ce sont les emplacements occupés précédemment par les suçoirs.

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Comme dit plus haut le gui "pompe" la sève de son hôte, si le gui prolifère sur un arbre il provoquera sa mort en le privant de nourriture.

Si l'arbre ne supporte qu'un plan de gui c'est la branche qui meurt sèche et tombe, comme ici,

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Le gui est un plante dioïque, il existe donc des pieds femelles et des pieds mâles qui peuvent être proches ou éloignés l'un de l'autre.

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Un pied de gui peut vivre environ trente ans s'il n'est pas coupé pour en faire commerce au moment de la nouvelle année.

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notez le prix de vente de ces petits bouquets... Hallucinant ! il a dû être coupé par un joyeux barde avec sa faucille d'or (entre parenthèse c'est une légende, je parle de la faucille en or).

Et comme le mois de janvier n'est pas fini et bien embrassons nous sous le...

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prenons garde de ne pas confondre boules de gui et nids de corneilles ou de corbeaux freux...

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À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.

DIOÏQUE : B.− BOT.  (Plante) dont les fleurs mâles et les fleurs femelles se trouvent sur des pieds séparés. Végétaux dioïques, floraison dioïque.  À ces époques d'essai où n'existaient ni les fleurs dioïques ni les animaux unisexués, à cet hermaphroditisme initial (Proust, Sodome, 1922, p. 629). Le houblon est une plante de la famille des Urtacées; elle est grimpante et sa floraison est dioïqueBoullanger, Malt., brass., 1934, p. 57) : Il y a [des arbres] (...) où les sexes [des fleurs] sont séparés, soit sur le même individu, soit sur des individus différents. La première classe s'appelle monoïque; la seconde, dioïque.Baudrillart, Nouv. manuel forestier, t. 1, 1808, p. 51.Prononc. et Orth. : [djɔik]. Mais diérèse [diɔik] ds Pt Lar. 1968, Lar. Lang. fr. (cf. aussi ds Gattel 1841, Nod. 1844, Littré et DG). Le mot est admis ds Ac. 1835-1932.  Étymol. et Hist. [1768 Valm. d'apr. Lar. Lang. fr.]; 1778 (Lamarck, Flore fr., t. 1, § 425).  Adaptation du lat. sc. dioicœ (plantœ) ds Lamarck, loc. cit. (du gr. δι- « deux fois » et de ὀικία « maison ») ces plantes ayant les fleurs mâles et les fleurs femelles sur des pieds différents. Fréq. abs. littér. : 4. (

 

PARASITE : −BIOL. ANIMALE ET VÉGÉT.   Organisme animal ou végétal qui, pendant une partie ou la totalité de son existence, se nourrit de substances produites par un autre être vivant sur lequel ou dans les tissus duquel il vit, lui causant un dommage.

LIBER : BOT.    Tissu conducteur de la sève élaborée dans diverses parties d'une plante vasculaire (racine, tige, feuille) et composé de tubes criblés, de parenchyme et parfois de fibres. On appelle (...) sève élaborée le flot qui descend (...) par les canaux du liber, de l'écorce (Pesquidoux, Livre raison, 1928, p. 17).

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