« décembre 2007 | Accueil | février 2008 »

janvier 2008 notes

mercredi 30 janvier 2008

-LE GUI

  Article complété le 22 mai 2008

-Plante PARASITE des arbres le gui.

-«Ho! maman regarde il y a une lune dans l'arbre...»

Copiede20080116_power_for

-«Mais non mon chéri, c'est une plante qui pousse dans les arbres. Lorsqu'il y a des feuilles on ne la voit pas, mais tu as un peu raison, elle ressemble à la lune»

Et bien si vous le voulez bien, laissons là ces promeneurs et profitons de l'occasion pour parler du gui.
Voilà une plante qui fait l'unanimité autour d'elle, c'est incontestable. Tout le monde s'accorde pour lui trouver tous les défauts.

Pour le Naturaliste que je suis pas de différence avec le reste des plantes.

Si maintenant je me place dans la position d'un éleveur ou cultivateur d'arbres, là, c'est sûr je commence à avoir des problèmes pécuniaires. En effet le gui est une plante qualifiée de parasite par l'homme qui tire profit des arbres, de son bois ou de ses fruits.

Où rencontrer cette plante. Comme le remarquait cet enfant le gui ne pousse pas au sol mais sur les arbres, notre département est constellé de vergers laissés à l'abandon, pommiers pruniers et autres arbres se font une joie de l'accueillir, les peupleraies ( d'une monotonie désepérante) ne sont pas oubliées !

Gui002_2

Il fût une époque où laisser du gui sur ses arbres était puni par le garde-champêtre, mais maintenant il n'y a plus de gardes-champêtres et nos contemporains laissent pourrir les fruits dans les vergers abandonnés.
Il est plus facile  de prendre son véhicule pour aller  dans la grande surface voisine les acheter.

les vergers meurent, et avec eux des races de fruits à jamais disparus au nom de l'uniformisation des goûts.

Le gui, on le remarque surtout, lorsque les arbres sont dépouillés de leurs feuilles, cela nous donne l'impression qu'il y en a partout.

Avant toute chose il faut préciser qu'il existe trois sortes de gui, croissant  sur des essences différentes, le gui des sapins, des pins et des des feuillus c'est ce dernier que nous rencontrons ici dans la région de  Fontainebleau.

C'est avant tout grâce, ou à cause (c'est selon) des oiseaux qu'il arrive à se disséminer un peu partout.

Voici une fauvette à tête noire qui ne semble pas me contredire...

20080417_oiseaux_fauvette_t

Remarquez combien elle a du mal à se défaire des longs fils visqueux du gui,

Fau

(Aujourd'hui 21 mai je viens d'ajouter ces deux clichés)

Ses fruits arrivant à maturité en hiver sont les bienvenus pour beaucoup de nos amis à plumes.

Gui4_2

La baie renferme une graine très coriace qui résiste aux acides  gastriques et ne demande qu'une chose pour germer, être sur un arbre, avec les oiseau c'est tout bon.

Gui5

 

Mais raffinement suprême,cette graine est contenue dans un liquide visqueux et collant  qui favorise son adhérence aux arbres.

Gui2

 

Cela lui permet de pousser à des endroits surprenants, à la verticale du tronc ou même en dessous des branches.

20080123_powe_divers024

 

Gui007

 

Collée à l'écorce il ne lui restera plus qu'à germer... ou à se dessécher.

Une fois épuisées les réserves contenues dans la graine il faut que la jeune plantule se développe, et nous l'avons vu le gui pousse sur les arbres, donc... système D c'est les autres qui vont travailler pour elle (c'est un peu comme chez nous non ?) « Arrête jeanpoule ton mauvais esprit »

C'est grâce à des suçoirs pénétrant sous l'écorce quelle arrive à se nourrir de la sève circulant dans le LIBER de son hôte.

En surface rien ne laisse présumer du drame se déroulant sous l'écorce,

Gui3

 

Un renflement c'est tout, mais si vous sectionnez par le milieu cette branche, le mystère est levé,

Gui6

 

Quelques coups de pinceau et le tour est joué, les suçoirs apparaissent, j'ai complété les branches sectionnées.

Gui7

 

Il est à noter que le suçoir semble avec le temps s'enfoncer dans le bois, en fait non, la partie du suçoir captant la sève doit afin de rattraper la croissance de l'arbre s'éloigner de l'endroit où il a pris naissance c'est ce qui donne cette impression. Cette partie captatrice doit absolument rester au contact du LIBER, c'est à dire juste sous l'écorce.

À la mort de la branche il ne reste qu'un moignon percé de nombreux trous, ce sont les emplacements occupés précédemment par les suçoirs.

Gui003

 

Comme dit plus haut le gui "pompe" la sève de son hôte, si le gui prolifère sur un arbre il provoquera sa mort en le privant de nourriture.

Si l'arbre ne supporte qu'un plan de gui c'est la branche qui meurt sèche et tombe, comme ici,

20080123_powe_divers027

 

Le gui est un plante dioïque, il existe donc des pieds femelles et des pieds mâles qui peuvent être proches ou éloignés l'un de l'autre.

20080123_powe_divers021

 

Un pied de gui peut vivre environ trente ans s'il n'est pas coupé pour en faire commerce au moment de la nouvelle année.

Gui00

 

notez le prix de vente de ces petits bouquets... Hallucinant ! il a dû être coupé par un joyeux barde avec sa faucille d'or (entre parenthèse c'est une légende, je parle de la faucille en or).

Et comme le mois de janvier n'est pas fini et bien embrassons nous sous le...

Gui1

prenons garde de ne pas confondre boules de gui et nids de corneilles ou de corbeaux freux...

20080422_traces_indices_nid


 

À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.

DIOÏQUE : B.− BOT.  (Plante) dont les fleurs mâles et les fleurs femelles se trouvent sur des pieds séparés. Végétaux dioïques, floraison dioïque.  À ces époques d'essai où n'existaient ni les fleurs dioïques ni les animaux unisexués, à cet hermaphroditisme initial (Proust, Sodome, 1922, p. 629). Le houblon est une plante de la famille des Urtacées; elle est grimpante et sa floraison est dioïqueBoullanger, Malt., brass., 1934, p. 57) : Il y a [des arbres] (...) où les sexes [des fleurs] sont séparés, soit sur le même individu, soit sur des individus différents. La première classe s'appelle monoïque; la seconde, dioïque.Baudrillart, Nouv. manuel forestier, t. 1, 1808, p. 51.Prononc. et Orth. : [djɔik]. Mais diérèse [diɔik] ds Pt Lar. 1968, Lar. Lang. fr. (cf. aussi ds Gattel 1841, Nod. 1844, Littré et DG). Le mot est admis ds Ac. 1835-1932.  Étymol. et Hist. [1768 Valm. d'apr. Lar. Lang. fr.]; 1778 (Lamarck, Flore fr., t. 1, § 425).  Adaptation du lat. sc. dioicœ (plantœ) ds Lamarck, loc. cit. (du gr. δι- « deux fois » et de ὀικία « maison ») ces plantes ayant les fleurs mâles et les fleurs femelles sur des pieds différents. Fréq. abs. littér. : 4. (

 

PARASITE : −BIOL. ANIMALE ET VÉGÉT.   Organisme animal ou végétal qui, pendant une partie ou la totalité de son existence, se nourrit de substances produites par un autre être vivant sur lequel ou dans les tissus duquel il vit, lui causant un dommage.

LIBER : BOT.    Tissu conducteur de la sève élaborée dans diverses parties d'une plante vasculaire (racine, tige, feuille) et composé de tubes criblés, de parenchyme et parfois de fibres. On appelle (...) sève élaborée le flot qui descend (...) par les canaux du liber, de l'écorce (Pesquidoux, Livre raison, 1928, p. 17).

samedi 26 janvier 2008

-Cheveux de glace.

-CHEVEUX ET BARBE DE GLACE EN FORÊT DE FONTAINEBLEAU.

Ces quelques jours de froid seront peut-être pour vous l'occasion de faire un sortie en forêt de Fontainebleau. et d'y faire une découverte intéressante.

Si comme à votre habitude vos parcourez notre sylve avec attention vous ne manquerez pas de remarquer ce phénomène très curieux.

Par ci par là quelques morceaux blancs semblent être perdus par quelques randonneurs négligeants.

Pourtant si nous prenons la peine de nous approcher et de regarder attentivement, nous allons découvrir un phénomène très surprenant, voyez plutôt.

20080125_divers_ffb027

Rien autour n'a cette coloration, des feuilles mortes, quelques bouts de bois c'est tout. Tout est de couleur marron sauf ces petits morceaux de branche.

Si nous prenons en main ce fragment de bois nous constatons qu'il est glacé, et que ce que nous avons pris pour du papier se révèle être de la glace ! De fins cheveux ou poils semblent sortir du bois...et fondent dès que le doigt les touche.

20080125_divers_ffb042bis

Mais de plus près c'est une splendeur il ne manquait ce jour là qu'un rayon de soleil.

20080125_divers_ffb058bis

Les morceaux de bois présentant ce curieux phénomène sont pratiquement toujours des morceaux de hêtre ou de chêne, ceux que j'ai observés tout du moins.

C'est dans une combe un peu fraîche que ceux ci ont été trouvés, la température était de moins  deux degrés, pratiquement pas de vent à un mètre de hauteur, le ciel était comme je le suggérait, couvert, il n'y avait pas eu de précipitations depuis huit jours, et les jours précédents il avait gelé blanc.

Ce phénomène se produit également sur le sol, mais je ne l'ai jamais observé ici à Fontainebleau, une ou deux fois dans les Vosges seulement.

Ce phénomène encore mal expliqué, se produit lorsque les températures chutent au dessous de zéro degré, l'eau contenue dans le bois réussit à s'en échapper doucement, soit par capillarité, par évaporation ou à la suite d'une expansion favorisée par une réaction chimique, phénomènes sans doute amplifiés par un très léger courant d'air froid et glacé. Une fois sortie du bois l'eau gèle molécules après molécules et prend cette forme de longs poils.

Quelques explications sont données dans ce lien fort intéressant que vous pourrez consulter. En tout cas voilà une énigme résolue en partie seulement.

LA BARBE ET LES CHEVEUX DE GLACE

Comme je le dis souvent pas besoin d'aller bien loin pour être étonné par dame Nature.

À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.

lundi 21 janvier 2008

-Bois de cerf et renard

Forêt de Fontainebleau ces jours derniers.

J'avoue que c'est toujours avec émotion que je "récolte" des bois de cerf au hasard de mes pérégrinations en forêt domaniale de Fontainebleau.
Quelques mois supplémentaires et il ne restait plus rien de ce témoignage émouvant.

Bois_cerf

En effet les andouillers ont été bien rongés, il est vrai que les bois des cervidés sont des productions osseuses et que beaucoup d'animaux trouvent là une source de calcium pouvant parfois leur faire défaut.

Mais ce qui a attiré mon attention c'est...

Bois_cerf_1

Tiens, j'ouvre une parenthèse, là à l'instant où je rédige, de ma fenêtre j'entends pour la toute première fois de cette année le chant du merle.

Donc, je disais avoir eu mon attention attirée par un crotte, mais pas n'importe quelle crotte, non, une crotte de renard, tel un bon enquêteur je réalise mes clichés avant de toucher quoi que ce soit.
Vous la voyez là, comme  le renard la déposée, mais pourquoi avoir mis sa crotte juste à cet endroit.
Tout comme les chiens ou les loups, les renards consomment des os. Ne pouvant transporter des "proies" trop lourdes, c'est le cas de ce bois de cervidé, ils les marquent à l'aide de crottes ou d'urine. Notez que beaucoup de félins ont également ce type de comportement.

Si d'aventure un de ses congénères passait par là et décide de vouloir grignoter ce bois de cerf, il "saurait" qu'il "s'expose" à des "représailles" (tout cela est mis avec beaucoup de guillemets, nous sommes bien d'accord).
Nous sommes donc en présence d'un marquage olfactif de territoire. Ce bois est devenu LA proie du renard "un tel" et si nous avons la patience d'attendre nous le verrons bientôt revenir.

Bois_cerf_6

Une autre photo pour fixer les dimensions de cet excrément.

Bois_cerf_2

Ce bois a probablement été perdu par un cerf l'année passée, au mois de mars avril ce qui fait qu'il a passé environ 8 mois sur le sol, encore quelques mois et il aurait disparu. Il est difficile de trouver des bois de cerf et plus compliqué encore, de les trouver en  bon état.

De retour chez moi, je me suis livré à un comparaison avec les bois que je possède, j'ai choisi pour cette démonstration un bois de forme et de poids à peu près identique provenant du même secteur de la forêt et voici le résultat en photos.

Copie_de_20080120_divers_003

En agrandissant la photo vous pourrez voir que les andouillers ont été rongés par le renard, mais vous pourrez apercevoir également des traces de dents laissées par des micro-rongeurs.

À bientôt sur photonaturefontainebeau.

samedi 19 janvier 2008

-Bédégar rosier églantier et compagnie ...

Attention les lignes qui suivent sont données à titre de documentation elles ont été prises au hasard sur la toile.

Elles sont là pour démontrer que les sciences Naturelles ont encore du chemin à faire...

Auteur rosier..bédégar
hendy


Inscrit: Oct 01, 2002
Messages: 1008
Ville: Québec
Posté le: 2004-04-16 11:13   
Attention ce printemps il y a beaucoup de
bédégar (cynips du rosier) apparent sur les rosiers, il serait prudent de les enlever et de les bruler.. car j' ai même retrouver de petites larves vivantes dans les renflements..

Passons maintenant aux choses sérieuses, de quoi s'agit-il, fidèles à nos habitudes voyons tout d'abord une photographie de ce bijou, prise il a quelques heures, par notre détective privé.

Bedegar

 

Vous l'avez sûrement rencontré au cours de vos sorties champêtres, il s'agit comme dit plus haut d'un bédégar, vous pourrez l'observer plus particulièrement sur les rosiers sauvages appelés également ÉGLANTIERS, son nom  apparut pour la première fois dans notre langue en 1425,  est formé du persan  "bâd" signifiant vent, souffle et  de l'arabe "ward" signifiant rose.

Bédégar désigne cette crinière chevelue, ressemblant, c'est vrai à une chevelure volant au vent. La question qui se pose immédiatement à tout bon observateur est « D'où vient cette chose ? ».
La réponse est simple, mais il a fallu que quelqu'un ait la curiosité de démonter, de décortiquer ou de couper cet assemblage hétéroclite.

J'ai, comme ces premiers Naturalistes, réitéré cette opération et je vous en  livre les résultats, en photo s'il vous plaît.

Bedegar4

Une fois un morceau enlevé, il apparaît clairement que ce bel objet abrite une, ou plutôt des cachettes.

Mais à quoi peuvent-elles servir, et bien là encore une photographie sera plus "parlante",

Bedegar3_2

Alors !
Hé oui il s'agit d'une larve, chaque loge est occupée par une larve, mais attention il arrive fréquemment que plusieurs espèces profitant de l'aubaine offerte par cet abri (après son développement), viennent y déposer leurs œufs, mais une seule espèce d'insecte est à l'ORIGINE de la formation cette excroissance il s'agit d'un cynips son nom Diplolepis rosae.

20080118_divers003

le dessin le représente très fortement grossi... il a la taille d'une petite mouche, comme celles fréquentant votre demeure.

 Attention ne pas confondre avec Diplolepis eglanteriae  produisant des galles rondes (ça c'est pour les spécialistes), même sur Wikipédia j'ai dû rectifier cette erreur.


Bedegar2

 

je résume pour ceux qui dormaient au fond, Diplolepis rosae (Madame)  en balade  aperçoit une branche de rosier sauvage, à l'aide de sa TARIÈRE elle creuse une cavité dans laquelle elle dépose ses œufs mais également un liquide mystérieux, et c'est CE liquide qui provoque une dégénérescence donnant naissance au bédégar. Il faut mentionner que cet insecte ne "s'attaque" qu'aux églantiers et aux rosiers. On peut dire de lui que c'est un spécialiste.

La personne qui tient rubrique jardinage, sur le net , voir article ci-dessus jugeait étrange la présence de ces petites bêtes dans ce bédégar et bien je puis vous assurer que c'est normal, ces petites bêtes sont chez elles.

Voici donc levé le mystère du BÉDÉGAR.

Bedegar1

 

L'hiver fini, desséché, dépenaillé il laissera s'échapper ce petit peuple (composé, je le rappelle des cynips mais aussi de ceux ayant trouvé refuge dans le bédégar) qui commencera une nouvelle vie et pour les petits  cynips qui en sortiront et bien... Ils feront comme leurs "parents" et la boucle sera bouclée.

À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.


Tarière: oviscapte, subst. masc. Prolongement de l'abdomen de certaines femelles d'insectes leur permettant lors de la ponte de placer les oeufs à certains endroits ou dans certains milieux choisis. Ils [les appendices terminaux de l'abdomen] se combinent avec les épimères des trois derniers segments abdominaux pour constituer un organe de ponte, l'oviscapte (E. Perrier, Zool., t.1, 1893 p.1162).

Églantier:ÉGLANTIER, subst. masc.BOT.  Rosier sauvage en arbrisseau buissonnant, aux tiges couvertes d'épines larges et recourbées, aux feuilles dentées, vertes, aux fleurs d'un rose pâle ou blanches, aux fruits oblongs, d'un rouge vif, renfermant des semences enveloppées de poils. Branche, buisson, fleur d'églantier. (Quasi-)synon. cynorrhodon, gratte-cul (pop.).  Un églantier étendait ses surgeons, et les petites roses dont il était semé avaient des cœurs en poudroiement d'or (Pourrat, Gaspard, 1930, p. 292).  Cf. aussi aiglant ex.

 

vendredi 11 janvier 2008

-Rue de la Cloche non! Allée forestière de la Cloche...

Notre ami le Crapouillot vient de "pondre" un article qui nous apprend qu'il y aurait des clochards en forêt domaniale de Fontainebleau allons visiter cet article        [ CLOCHARDS DE FONTAINEBLEAU ICI ]

mercredi 09 janvier 2008

-Bois bleu en forêt

Ne vous est-il jamais arrivé de vous poser cette question, en forêt de Fontainebleau ou ailleurs:
-mais d'où provient cette belle couleur bleue dont se colorent certains morceaux de bois ?
Comme dirait notre ami le détective «Simple mon cher Watson»

Élémentaire en effet, il s'agit tout simplement d'un champignon ayant "infesté" le morceau de bois.

Vous aurez, si vous partez à la découverte de ce champignon, plus de chance de le découvrir au sol que sur un arbre.
En effet ce sont généralement les morceaux de bois gisant au sol qui sont colonisés par notre ami. Détails intéressant s'ils sont très humides et qu'ils conservent cette humidité, ils sont aptes à accueillir dans de bonnes conditions notre CRYPTOGAME

C'est le MYCÉLIUM de Chlorosplenium aeruginascens autrement dit de la PÉZIZE TURQUOISE qui lui donne cette belle couleur.


La fructification de ce mycélium donne de ravissants petits champignons bleus.

20071226_f_fb002

D'un peu plus près...

20071226_f_fb010

Il s'agit là d'un morceau de HÊTRE gisant au sol.

À bientôt sur photonature les amis.



Liens utiles:

L'UNIVERS DES CHAMPIGNONS AVEC WIKIPEDIA

dimanche 06 janvier 2008

-Plumée de rapace

Les carnivores et les rapaces se nourrissent aux dépens des oiseaux et bien souvent il ne reste sur les lieux que quelques traces ténues.
Un nombre important de plumes abandonnées en un endroit doivent nous inciter à observer plus attentivement le terrain aux alentours, afin d'y découvrir les raisons de cette accumulation.
Ce qui a retenu mon attention aujourd'hui ce sont ces plumes semblant avoir été répandues sur le sommet d'un gros rocher, en forêt de Fontainebleau.

20071226_f_fb059

Le rocher est situé dans un endroit calme, loin des chemins, les plus grosses plumes occupaient le sommet tandis que les plus fines et plus légères étaient dispersées aux alentours de ce point et en contrebas, d'autres entraînées par le vent s'étaient dispersées plus loin.

20071226_f_fb064
Absence d'os ou de squelette (Bien souvent les restes non consommés, laissés par le rapace-puisqu'il s'agit ici d'une plumée de rapace, sont emportés par les carnivores ou les sangliers)
L'observation attentive des plumes, notamment des RÉMIGES et des RECTRICES révélait quelques traces de sang.


20071226_f_fb066


Copiede20071226_f_fb074

Quelques traces de sang également  coloraient  la mousse couvrant le rocher.
Les CALAMUS ne portaient aucunes traces de pincement ou de cisaillement, les barbes n'avait pas été arrachées ou pliées,les plumes étaient toutes dans un excellent état.
D'après mes observations il s'agissait fort probablement des plumes d'un PINSON DES ARBRES Fringilla cœlebs.
Les rémiges et les rectrices avec leur petites touches de jaune sont caractéristiques à l'espèce.

20071226_f_fb074

Il s'agissait donc d'une "plumée" abandonnée par un rapace en effet s'il s'était agi des restes laissés par un carnivore, renard ,fouine ou martre les indices auraient été très différents.
L'oiseau "victime" du rapace avait été plumé sur le rocher, les traces de sang m'aidaient à formuler l'hypothèse que le rapace avait transporté sa proie à cet endroit après l'avoir capturée.
Les rapaces se nourrissant d'oiseaux ne sont pas légion, seuls l' ÉPERVIER, l' AUTOUR la CHOUETTE HULOTTE ont ces habitudes alimentaires.
Connaissant les lieux et ayant déjà observé à maintes reprises des éperviers dans le secteur ma conclusion fût rapide,  ce lieu assez touffu, correspondait  aux biotopes habituellement fréquentés par l' épervier pour chasser.

L'endroit où était situé le rocher est peuplé de HOUX et de nombreux fruits jonchaient le sol, il est aisé d'imaginer que quelques PINSONS comme à leur habitude étaient au sol en train de consommer ces baies, la venue du rapace provoque l'envol des oiseaux puis la capture d'un de ceux-ci.

ÉPERVIER

Epervierdeurope

Il s'agissait maintenant de déterminer le sexe de l'oiseau, rien de plus facile, chez ce rapace, le mâle et beaucoup plus petit que sa "compagne" pratiquement trois fois plus grosse que lui. Ce que nous nommons le DIMORPHISME est très important chez les représentants de cet espèce.
Les proies capturées sont donc proportionnelles au possibilités physiques de l'oiseau, le PINSON  DES ARBRES est un petit oiseau,  proie toute désignée d'un mâle.

En période de nidification et plus particulièrement en période de nourrissage il est très fréquent de retrouver de nombreuses plumées aux  alentours de l'AIRE.

Les plumes ont été collectées puis rangées dans une pochette étiquetée. Coordonnées de la récolte, date, météo, heure, descriptions des conditions de récolte, nom de l'espèce proie et nom du chasseur ont été indiqués.

À bientôt sur photonaturefontainebleau les amis.

vendredi 04 janvier 2008

-Fin de brame

Nous sommes en Janvier et certains endroits de la forêt présentent encore des traces toutes fraîches de cerfs en rut.
Témoins ces ÉPICÉAS DE SITKA  récemment écorcés, le sol gelé des ces derniers jours porte les copeaux d'écorce résultant du marquage fait par un cerf, il ne s'agit donc pas d'un écorçage alimentaire .

20071222_f_fb093

20071222_f_fb097

20071222_f_fb098

À bientôt sur photonaturefontainebleau les amis

jeudi 03 janvier 2008

-Percussion oiseaux baies vitrées

Dernièrement je recevais un ami à la maison qui me parlait de ce qui lui était arrivé il y a peu.

Les photographies illustrant cet article sont d'ailleurs de lui.

Cet ami possède une maison avec de belles baies vitrées sur une véranda installée à l'arrière de sa maison.

Copiede20060429_famille_g

il y a deux mois environ, un bruit très fort se fit entendre en provenance de cette véranda, il quitta la pièce qu'il occupait pour essayer de trouver une explication à ce tapage.

Quelle ne fût pas sa surprise de trouver un gros oiseau empêtré dans une touffe de romarin.Le dégageant délicatement il constata qu'il s'agissait d'un rapace, il était estourbi.
Après quelques instants il sembla reprendre ses esprits, il le posa sur le carrelage de la véranda, alla chercher son appareil photo et réalisa ces photographies,

Rapace1

Rapace2

Rapace3

Rapace4

Il s'agissait d'un ÉPERVIER D'EUROPE  Accipiter nisus qui avait percuté une des vitres de la véranda.

Comment  un oiseau à la vue si perçante peut-il faire une erreur de "navigation" aussi grossière.

Tout d'abord quels sont ses habitudes de vol.
Son régime alimentaire fait de lui un ennemi redouté des petits oiseaux, et des plus gros, grives merles pigeons, geais etc.
C'est toujours en vol qu'il choisit, isole, capture et tue sa proie.
C'est un véritable "médecin" des oiseaux qui sait trouver parmi un vol de plusieurs dizaines d'individus celui qui est faible, mal conformé, blessé ou malade, il saura lui administrer "les derniers sacrements".

Il contribue par son action à maintenir les populations d'oiseaux dans un bon état sanitaire.

Son corps et ses courtes ailes arrondies  lui permettent des vols, rapides, en piqué, en rase-mottes, il peut louvoyer entre les arbres, les bâtiments.

Accélérations foudroyantes, brusques changements  de cap  lui assurent une maîtrise totale de l'espace aérien.

Si vous "naviguez" sur la toile vous pourrez  lire tout un tas d'inepties sur les raisons qui poussent nos amis ailés à se "suicider" sur les baies vitrées de nos demeures.

La raison est d'une banalité déconcertante.

Regardons à nouveau la photo de la véranda et agrandissons une des vitres...

Baie_vitre

Que voyons-nous, sur la troisième vitre en partant de la gauche ?

Une chaise longue, ou plutôt le reflet d'une chaise longue placée à l'extérieur, le reflet d'un mur d'une fenêtre...j'arrête là ma démonstration, ce qui trompe le rapace c'est le reflet dans la vitre. Le paysage tout entier se reflète dans la les vitres, l'oiseau calcule son itinéraire en tenant compte de ce qu'il voit.

Il ne peut comme nous prendre en compte le fait que le paysage qu'il voit est prisonnier d'un cadre métallique,que ce reflet fait partie d'un tout et que ce tout fait obstacle à son passage . Bien entendu il arrive ce qui doit arriver  l'oiseau percute la vitre et le reflet du paysage. C'est simple.

Il n'y a pas que les rapaces qui percutent les baies vitrées mais les petits oiseaux sont très souvent victimes de fractures résultant de collisions et tout un tas d'insectes également.
Voilà donc l'explication, mais comment supprimer ces "accidents" ?
Simple il faut matérialiser la vitre avec quelque chose, une silhouette découpée dans un plastique adhésif puis collée sur la vitre suffira à matérialiser l'obstacle. L'oiseau cherchera à éviter la forme collée et ainsi évitera du même coup le vitre. Peu importe la forme de la silhouette découpée, un carré un rond une étoile ou une silhouette d'oiseau. Mais attention il faut que cette forme soit proportionnée à la taille de la vitre trop petite elle sera inefficace. (Allez sur les liens ci-dessus pour plus de détails)

Les oiseaux sont victimes de la chasse, des collisions avec les voitures, de la pollution, de...  alors ! n'en rajoutons pas.

MERCI  J.J. pour les photos !

À bientôt sur photonaturefontainebleau les amis.

 

LIENS UTILES :

MESURES DE SAUVEGARDE DE LA FAUNE AILÉE

DES RENSEIGNEMENTS TRÈS UTILES

ICI AUSSI UNE ENQUÊTE FOUILLÉE

ET LÀ AUSSI ON Y APPREND PLEIN DE CHOSES
 

mardi 01 janvier 2008

-Balais de sorcière

Connaissez-vous le balais de sorcière ?
Non ! et bien vous avez bien fait de vous arrêter ici, je vais en effet vous donner quelques explications sur cette curiosité de la nature.

Ces excroissances ne doivent pas leur présence aux..

Copiede20071227_power022

Mais d'un dérèglement hormonal de l'arbre. Cette appellation vient du fait que, les sorcières se déplacent, c'est bien connu, sur des balais

Une photo pour fixer notre propos, puis nous passons aux explications,

Balai02
De loin nous pourrions le prendre pour un nid, c'est vrai mais de près la confusion n'est plus permise,

Balai

Des branchettes donnant l'apparence d'être bien rangées.
De quoi s'agit-il. Du dérèglement du fonctionnement de l'arbre provoqué par un champignon ayant infesté l'arbre ici un jeune CHÂTAIGNIER, ces dérèglements entraînent  des aberrations parfois surprenantes. L'arbre pour se "défendre" produit des tissus supplémentaires.

Les observations de balais de sorcière les plus fréquentes se feront ici à Fontainebleau sur des résineux comme le PIN SYLVESTRE  (plus fréquent que les autres essences forestières, ceci explique cela)

Voir ici quelques liens en rapport avec des parasites forestiers :

CHANCRE

BALAIS SORCIÈRE RESINEUX

à bientôt sur photonature les amis,