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dimanche 17 février 2008

-Des chevaux et des hommes

De nombreuses personnes dont votre serviteur ont  assisté, il y a peu de temps à un débardage réalisé sur le site du marais de Larchant, avec des chevaux, une "opération" peu fréquente dans la région.

L'O.N.F utilise quelques fois ce moyen de traction animale, pour des opérations de relations publiques, elles relèvent alors plus de l'anecdote, en effet, confrontée à des impératifs financiers cette société fait plutôt appel à des moyens lourds et même très lourds.

Le MARAIS de LARCHANT propriété privée, appartenant à Madame Friedel fait partie du réseau des RÉSERVES NATURELLES DE FRANCE , cette zone humide couvre une superficie de 118 hectares. C'est une société, la Somala Sa du Marais de Larchant qui en assure la gestion.

Une vue aérienne du marais de Larchant, il jouxte le village du même nom.

Larchant

Nota:Il peut être intéressant pour un propriétaire de classer son domaine , en effet la loi du 23 février 2005, prévoit entre autres, l'exonération des taxes foncières , pour la création de réserves naturelles et des aides agro-environnementales si un classement intervient dans le cadre de Natura 2000. (à vérifier).

De nombreux peupliers furent plantés à une époque où le marais n'était pas classé en zone naturelle.
Vingt cinq ou trente ans, d'après les cernes observés , nous séparent de ces plantations qui ne sont pas sans présenter, aujourd'hui, quelques inconvénients dans une RÉSERVE NATURELLE.
Les peupliers poussent très vite, plus vite que beaucoup d'autres arbres, ce n'est pas un hasard s'ils sont beaucoup repiqués.

Rares sont les arbres plantés et récoltés par la même personne, c'est plutôt une affaire de deux, voire de trois générations. Peupliers et résineux font partie de ces essences dites de bon rapport. ces monocultures ne sont pas sans danger pour les milieux naturels les accueillant.

Cette croissance rapide dans le cas des peupliers entraîne une consommation d'eau très importante ( un hectare de peupliers consomme 2400 m3 d'eau par an, cf: DDAF Ardennes), ajoutée à un déficit chronique des précipitations, leur présence risquait de mettre en péril l'alimentation en eau du marais d'une part, et d'autre part, les feuilles mortes tombant chaque saison dans le marais entraînaient un enrichissement organique  défavorable à ce milieu humide particulier.
Leur abattage et leur vidange furent décidés.
Le sol du marais très fragile, le peu de largeur des chemins, les aides financières pouvant dans certains cas être allouées pour les interventions douces, firent pencher la balance du côté du débardage "animal".

Debardage2

En effet  ce type de débardage est qualifié de "doux" comparé au débardage effectué par des engins forestiers
Le peu d'impact des ces animaux sur le sol est très appréciable dans les zones fragiles, un des débardeurs a d'ailleurs travaillé dans le parc du château de Versailles, c'est dire.

Debardage1

Il est certain que le mariage de l'homme et de l'animal est ici une réussite complète, comment imaginer que cet animal que nous voyons évoluer a eu des ancêtres vivant libre sur des étendues immenses.

Ici pas de cris, la voix haute, oui, mais pas  de cris, pas d'injures, pas de coups, le cheval exécute bravement les ordres du maître, un pas en avant...un pas à gauche...un pas en arrière...un spectacle digne du cirque, j'avoue avoir été très impressionné.

Pour l'homme qui conduit les animaux, ce n'est pas un spectacle qu'il donne, mais un travail, un travail dur et dangereux, une attention de tous les instants est nécessaire, les chevaux sont bien éduqués mais une inattention et c'est l'accident.

Debardage

Bien sur pour les observateurs que nous sommes, ce métier semble être le vrai retour à la terre, mais méfions nous des clichés, c'est un métier difficile pratiqué par tous les temps avec parfois des risques non négligeables, les animaux demandent un investissement personnel important, après le travail sur le terrain il faut s'occuper d'eux, subvenir à leur alimentation au pansage etc..

 

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Merci à Jean-Jacques et à Gilles ce modeste article vous est dédié.

Pour en savoir plus:

TABLE RONDE  DÉBARDAGE

LES ZONES HUMIDES


LE COURRIER DE LA NATURE N°229 SEPTEMBRE OCTOBRE 2006

Larchant, un marais pas comme les autres

Philippe Bruneau de Miré

(JPG) Situé en bordure de la forêt de Fontainebleau, le marais de Larchant, vestige de l’ancien cours du Loing, est l’un des derniers marais de l’Ile-de-France. Objet depuis plusieurs siècles de multiples projets d’aménagement, le marais a néanmoins su garder bien des secrets.

Suite dans le numéro 229 du Courrier de la Nature en vente sur abonnement ou sur commande

DÉFINITIONS:

DÉBARDAGE-    Opération qui consiste à amener les bois du point de chute jusqu'à un emplacement de stockage ou d'embarquement, par des moyens appropriés. (dans le cas présent des chevaux)

ÉCOSYSTÈME: Ensemble d'un milieu naturel et des organismes qui y vivent.

VIDANGE:  Ensemble des opérations qui débarrassent le sol des produits exploités : Plus spécialement, évacuation du bois hors de la forêt, après débardage par des pistes.


((Opération)) qui consiste à évacuer les bois hors de la forêt.

 



       

 

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