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février 2008 notes

samedi 23 février 2008

-Herbier facile

-RÉALISER FABRIQUER UN HERBIER RÉSISTANT ET PRATIQUE.

À notre époque où l'informatique règne en maître il est surprenant de vouloir réaliser un herbier, cela parait plutôt  désuet.
Que nous soyons d'accord il ne s'agit pas de récolter les plantes mises à mal par l'agriculture intensive, par les cueillettes excessives, ou de collectionner les plantes rares et protégées.
Non, mais simplement de collectionner les feuilles des arbres, quoi de plus passionnant en effet que de partir à la chasse aux feuilles rares, ou plutôt aux arbres rares.
Rien de répréhensible en effet à cette passion que vous pouvez mener partout ,absolument partout.
Le but n'est pas vous l'aurez compris d'amasser des feuilles pour le plaisir, mais d'apprendre à les regarder, pour les identifier plus facilement dans la Nature et par là identifier l'arbre qui les porte.

J'entends déjà les commentaires,

à quoi ça sert de savoir le nom des arbres?

"Ben" ! à se promener au milieu des tilleuls des châtaigniers des noisetiers des chênes... d'utiliser tel ou tel bois et de savoir à quoi ressemble celui qui a donné  ces planches ce meuble et "pis" aussi de connaître le monde qui nous entoure et surtout de pouvoir échanger, sans NOM pas d'échanges possibles,  c'est tout.
Ha non ! j'oubliais c'est pour voir les arbres autrement que comme des bouts de bois

La première chose à faire, c'est de se munir d'un guide des arbres, je ne vais pas faire de la pub, mais celui que vous choisirez sera à votre convenance, ne choisissez pas pour commencer une encyclopédie intransportable sur le terrain, non! choisissez un guide simple comportant des descriptions détaillées et compréhensibles, avec des dessins plutôt que des photos en effet les photos sont parfois trompeuses, ce qui est valable pour les arbres, pour les guides s'entend, est valable aussi pour les fleurs les oiseaux etc .
Toujours le dessin plutôt que la photo. Le dessin permet de mettre en évidence des détails une couleur par exemple, que ne permet pas la photo.
Cette activité est très enrichissante pour les enfants, en effet il permet d'appréhender la notion de temps, car il faut ramasser les feuilles les faire sécher puis les disposer dans l'herbier.
Vous pouvez échelonner les activités dans le temps, au printemps, en automne ou en hiver.
Cette collection peut se doubler d'une étude sur la vie d'une feuille de la naissance à la mort et à son recyclage naturel.
Quant faut-il ramasser les feuilles, comme je le dis plus haut toutes les époques sont favorables, mais pour les arbres portant de grosses feuilles, et bien c'est le printemps, à peine sortie, la feuille a pratiquement les mêmes caractéristique qu'en été, mais elle est tout petite et rentre dans l'herbier. c'est simple mais il fallait y penser!

Pendant la récolte il faut noter le lieu de collecte, le nom de l'arbre, la saison puis placer la feuille avec ce petit papier dans... un annuaire téléphonique tout simplement, les feuilles ramassées d'une tout autre manière sont rarement identifiées à la maison, par la suite et finissent à la poubelle.

Si vous travaillez dans un centre de loisirs ou que vous êtes enseignant, il faut munir chaque enfant d'un annuaire à son nom, il n'y a plus de problème maintenant ils sont minuscules et très peu épais, on ne part pas récolter des feuilles avec un sac plastique, que diable! (voila un recyclage intelligent je parle des annuaires)

Le séchage demande quelques jours, attention elles doivent être bien sèches pour la méthode de conservation que je vais vous expliquer. un poids est placé sur le bottin.

Vous vous munissez de feuilles de plastique assez épaisse style couverture transparentes utilisées pour confectionner les pages de gardes des mémoires, des bilans ...
Puis de plastique adhésif comme celui utilisé pour recouvrir les livres.
Une perforatrice.
De petites vignettes autocollantes.
D'un classeur à anneaux. la taille dépend de vous. J'ai choisi le format 21x 14,5 cm.
que voici, sans feuillets...

20080216_foret_fb065

Et avec...

20080216_foret_fb060

Vous réalisez des fiches signalétiques indiquant le nom de l'espèce son origine géographique etc , cette fiche est reproduite à l'aide l'ordinateur ou du photocopieur.
Chaque fiche sera  archivée dans le classeur. Elle accompagne LA feuille que vous placez en sandwiche, entre les deux épaisseurs de plastique.

Comment procéder.Une fois la feuille sèche vous la placez sur le plastique translucide rigide, vous la maintenez en place grâce à de minuscules morceaux de ruban adhésif, puis MÉTICULEUSEMENT vous appliquez le plastique adhésif ATTENTION vous n'avez pas droit à l'erreur, en effet si vous avez mal positionné votre feuille de plastique adhésif et que vous tentez de la décoller c'est la CATA... elle s'enlève mais, avec la feuille d'arbre ou du moins des morceaux.
Avec les jeunes enfants  il est conseillé de le faire ou de les aider sérieusement si non ! :-(

et voilà ce que cela donne..

20080216_foret_fb055_2

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Ainsi préparées elles sont indestructibles
 

Vous pouvez également utiliser cette méthode pour conserver des fleurs et chose étrange les couleurs se conservent mais changent, jugez plutôt... étrange, peut-être la réaction avec le plastique ?

20080216_foret_fb063

Lorsque je fais des animations avec les enfants ces fiches me sont très utiles, elles sont très appréciées je peux vous le dire,

Généralement c'est
« Ho! c'est beau,  t'as fait comment Jeanpoule ? »

Petit détail coupez les coins du plastique qui peut blesser.
Pour retrouver ces fiches vous pouvez les numéroter, ce numéro renvoie à une liste, les identifier directement comme celle ci-dessus sur l'abeille coupeuse de feuilles.

À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.

À PROPOS SI LE LOOK DE CE BLOG NE VOUS CONVIENT PAS VOUS POUVEZ VOUS RENDRE SUR MON AUTRE BLOG À L'ADRESSE CI-DESSOUS.

Définition :
HERBIER: Ouvrage illustré présentant une description détaillée des plantes, plus particulièrement de leurs propriétés médicinales.

dimanche 17 février 2008

-Des chevaux et des hommes

De nombreuses personnes dont votre serviteur ont  assisté, il y a peu de temps à un débardage réalisé sur le site du marais de Larchant, avec des chevaux, une "opération" peu fréquente dans la région.

L'O.N.F utilise quelques fois ce moyen de traction animale, pour des opérations de relations publiques, elles relèvent alors plus de l'anecdote, en effet, confrontée à des impératifs financiers cette société fait plutôt appel à des moyens lourds et même très lourds.

Le MARAIS de LARCHANT propriété privée, appartenant à Madame Friedel fait partie du réseau des RÉSERVES NATURELLES DE FRANCE , cette zone humide couvre une superficie de 118 hectares. C'est une société, la Somala Sa du Marais de Larchant qui en assure la gestion.

Une vue aérienne du marais de Larchant, il jouxte le village du même nom.

Larchant

Nota:Il peut être intéressant pour un propriétaire de classer son domaine , en effet la loi du 23 février 2005, prévoit entre autres, l'exonération des taxes foncières , pour la création de réserves naturelles et des aides agro-environnementales si un classement intervient dans le cadre de Natura 2000. (à vérifier).

De nombreux peupliers furent plantés à une époque où le marais n'était pas classé en zone naturelle.
Vingt cinq ou trente ans, d'après les cernes observés , nous séparent de ces plantations qui ne sont pas sans présenter, aujourd'hui, quelques inconvénients dans une RÉSERVE NATURELLE.
Les peupliers poussent très vite, plus vite que beaucoup d'autres arbres, ce n'est pas un hasard s'ils sont beaucoup repiqués.

Rares sont les arbres plantés et récoltés par la même personne, c'est plutôt une affaire de deux, voire de trois générations. Peupliers et résineux font partie de ces essences dites de bon rapport. ces monocultures ne sont pas sans danger pour les milieux naturels les accueillant.

Cette croissance rapide dans le cas des peupliers entraîne une consommation d'eau très importante ( un hectare de peupliers consomme 2400 m3 d'eau par an, cf: DDAF Ardennes), ajoutée à un déficit chronique des précipitations, leur présence risquait de mettre en péril l'alimentation en eau du marais d'une part, et d'autre part, les feuilles mortes tombant chaque saison dans le marais entraînaient un enrichissement organique  défavorable à ce milieu humide particulier.
Leur abattage et leur vidange furent décidés.
Le sol du marais très fragile, le peu de largeur des chemins, les aides financières pouvant dans certains cas être allouées pour les interventions douces, firent pencher la balance du côté du débardage "animal".

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En effet  ce type de débardage est qualifié de "doux" comparé au débardage effectué par des engins forestiers
Le peu d'impact des ces animaux sur le sol est très appréciable dans les zones fragiles, un des débardeurs a d'ailleurs travaillé dans le parc du château de Versailles, c'est dire.

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Il est certain que le mariage de l'homme et de l'animal est ici une réussite complète, comment imaginer que cet animal que nous voyons évoluer a eu des ancêtres vivant libre sur des étendues immenses.

Ici pas de cris, la voix haute, oui, mais pas  de cris, pas d'injures, pas de coups, le cheval exécute bravement les ordres du maître, un pas en avant...un pas à gauche...un pas en arrière...un spectacle digne du cirque, j'avoue avoir été très impressionné.

Pour l'homme qui conduit les animaux, ce n'est pas un spectacle qu'il donne, mais un travail, un travail dur et dangereux, une attention de tous les instants est nécessaire, les chevaux sont bien éduqués mais une inattention et c'est l'accident.

Debardage

Bien sur pour les observateurs que nous sommes, ce métier semble être le vrai retour à la terre, mais méfions nous des clichés, c'est un métier difficile pratiqué par tous les temps avec parfois des risques non négligeables, les animaux demandent un investissement personnel important, après le travail sur le terrain il faut s'occuper d'eux, subvenir à leur alimentation au pansage etc..

 

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Merci à Jean-Jacques et à Gilles ce modeste article vous est dédié.

Pour en savoir plus:

TABLE RONDE  DÉBARDAGE

LES ZONES HUMIDES


LE COURRIER DE LA NATURE N°229 SEPTEMBRE OCTOBRE 2006

Larchant, un marais pas comme les autres

Philippe Bruneau de Miré

(JPG) Situé en bordure de la forêt de Fontainebleau, le marais de Larchant, vestige de l’ancien cours du Loing, est l’un des derniers marais de l’Ile-de-France. Objet depuis plusieurs siècles de multiples projets d’aménagement, le marais a néanmoins su garder bien des secrets.

Suite dans le numéro 229 du Courrier de la Nature en vente sur abonnement ou sur commande

DÉFINITIONS:

DÉBARDAGE-    Opération qui consiste à amener les bois du point de chute jusqu'à un emplacement de stockage ou d'embarquement, par des moyens appropriés. (dans le cas présent des chevaux)

ÉCOSYSTÈME: Ensemble d'un milieu naturel et des organismes qui y vivent.

VIDANGE:  Ensemble des opérations qui débarrassent le sol des produits exploités : Plus spécialement, évacuation du bois hors de la forêt, après débardage par des pistes.


((Opération)) qui consiste à évacuer les bois hors de la forêt.

 



       

 

vendredi 15 février 2008

-L'homme qui plantait des arbres

Je suis très heureux de vous communiquer les liens qui vous emmèneront sur un film d'animation de toute beauté, un régal, ce film m'a profondément touché,

je vous laisse regarder L'HOMME QUI PLANTAIT DES ARBRES...

L'HOMME QUI PLANTAIT DES ARBRES partie 1

L'HOMME QUI PLANTAIT DES ARBRES partie 2

-Animaux des bords de routes

-ANIMAUX DES BORDS DE ROUTES

La circulation nocturne  en forêt de Fontainebleau nous amène à faire des rencontres insolites sur les bas côtés. Vous avez sans  doute remarqué, sur le bord des routes un nombre parfois surprenant d'animaux.

Sanglier_jeanpoule

Cerfs, biches, sangliers, laies et leurs petits ne sont pas rares.

La question: pourquoi sont-ils là.

Pour une simple et bonne raison:

Pour le SEL et la VÉGÉTATION SALÉE des bas côtés.
En effet le sel est nécessaire à ces animaux, à défaut d'en trouver en forêt ils viennent le chercher en bord de route, faisant pour le cas abstraction de leurs craintes des Hommes et de leurs machines.
De nombreuses études ont démontrées que le sel répandu sur le sol durant les périodes hivernales  était absorbé par la végétation environnante, avec des effets plus ou moins néfastes sur le long terme.
Bien entendu seules quelques plantes des bords de mer, ou d'autres milieux riches en sel, en ont fait si je puis dire une spécialité.
(Une étude a été faite au profit de la ville de Paris au sein du laboratoire de biologie végétale de Fontainebleau, il y a quelques années. Elle portait sur l'effet du sel de déneigement sur les marronniers des avenues, je n'ai pas connaissance des suites données! )
Nécessaire à la vie il peut devenir dangereux et même mortel en cas de surdose, de nombreux accidents cardio-vasculaires en témoignent , cela ne concerne pas nos amis à quatre pattes :-))~~ enfin je ne suis pas allé le vérifier!

Les grands animaux ne fréquentent pas les routes ordinaires non traitées chimiquement l'hiver.
Pour l'automobiliste moyen, c'est à dire pressé, ces animaux sont une gène, certains réclament même qu'on les supprime.

En effet il est fréquent que : une laie accompagnée de ses marcassins se rende compte tout d'un coup qu'en partant de chez elle , elle a laissé le robinet du gaz ouvert ! Ni une ni deux elle retourne à son domicile avec sa progéniture, manque de chance elle rencontre un objet métallique lancé à toute allure dans son domaine et c'est le choc.

je plaisante, mais chaque année il y a des accidents sans gravité, mais de nombreux autres mortels, tout cela, parce que certains automobilistes ignorent les panneaux placés en limite de massif forestier et ceux placés aux points de passage de la faune  leurs recommandant d'être prudents et de réduire la vitesse de leur chars.

Cerf_jeanpoule

 

Le sel n'est  pas  le seul produit déversé sur nos routes, toute une kyrielle de produits certifiés "non nocifs" sont répandus durant les périodes froides. Des inhibiteurs de corrosion, du brome etc.
À titre documentaire voici un article extrait du site du conseil général de la Côte d'or.

Le sel et l'environnement :

Chaque épandage se traduit par un déversement de 50 à 300 kg de sel par kilomètre. Pour un hiver moyen, cela représente plus d'une tonne de sel par kilomètre sur l'ensemble du réseau routier national et départemental.

Les effets sur l'environnement sont variables et parfois perceptibles.

L'impact sur la faune est négligeable. Les substances polluantes contenues dans le sel de déneigement (brome, additifs) sont présentes en quantités infimes.

Les retombées sont également limitées pour les nappes phréatiques.

Toutefois la pénétration du sel dans les sols a des conséquences sur la flore et, plus particulièrement, sur les arbres au voisinage des chaussées traitées. Les ions-sodium (Na+) restent près de la surface du sol et réduisent sa perméabilité. Ils créent un milieu défavorable au développement des racines et à la croissance des arbres. Parallèlement, les embruns soulevés par le trafic modifient le métabolisme des plantes (perte d'eau).

Les personnels d'intervention dosent au plus juste, depuis plusieurs années, les quantités de sel répandues, afin de limiter au maximum ces retombées (environnement, mais aussi corrosion des ouvrages d'art et des carrosseries, dégradation des chaussées).

L'opération « Salez moins - salez mieux », lancée en 1987 reste d'actualité.

Réf: conseil général Côte d'or

Mettons à part le côté "langue de bois" sur les risques, pour ne retenir que les chiffres de ce qui est répandu, impressionnant non !

J'aborderai dans un autre article les effets des ces produits sur les nappes phréatiques et les eaux de surface, étangs, mares etc.

Concernant l'intoxication des animaux sauvages, il y a donc danger à consommer la chair de ces animaux, si vous êtes un PAN (Protecteur Armé de la Nature) faites donc analyser les cadavres des animaux que vous abattez avant de les consommer.
C'est peut-être pour cette raison que certains chasseurs fortunés font don de leurs tableaux de chasse aux hospices de vieux.

En résumé nous pouvons dire que les  routes et autoroutes représentent des corridors de pollutions très importants pénétrants tous les milieux, nuls endroits n'est à l'abri d'un axe de circulation.

Cette pollution provient:

De la combustion des produis pétroliers.
Des fuites même minimes des véhicules.
De l'usure des organes mécaniques. (cas de l'amiante utilisée pour plaquettes frein, interdite depuis peu)
De l'usure des pneumatiques.
Des déchets abandonnés durant les poses.
Des revêtements routiers eux-même (fabriqués à partir de déchets de pétrole)
Des peintures de signalisation.
Des traitements hivernaux, salage et autres.
De la dispersion de désherbant près des obstacles que ne peuvent atteindre les broyeurs et faucheuses.

liens sur la toxicité:

LIEN CHLORURE DE SODIUM

LIEN TOXICITE SEL FAUNE FLORE

ETUDE TOXICITE BORDS DE ROUTE

POLLUTIONS ROUTES DOCU SÉNAT

liens sur les routes:

ÉLOGE DE LA ROUTE

ANTI VOITURE COM

dimanche 10 février 2008

-Pleurs en forêt

-"Pleurs" telle est la dénomination de ces suintements prenant parfois la forme de petites "fontaines", ce nom local est bien choisi, en effet, que ce soit ceux d'un enfant par exemple ou ceux de la vigne aux printemps, ils ont la même caractéristique, ils ne durent pas longtemps.
Ces "fontaines" temporaires, mises en valeur pour certaines d'entre-elles, par notre "primo-aménageur" Dénécourt, ont deux origines.

Img02sche_platiere_2
Ce schéma très bien fait est emprunté au site réalisé par Mr Médard Thiry de l'école des mines.
Je ne peux que vous conseiller de vous rendre à cette adresse si vous vous passionnez pour notre forêt de Fontainebleau, le site a été remanié, c'est un régal de pédagogie.

MÉDARD'S HOME PAGE

-la première, présence d'une dalle de grès, retenant les précipitations, puis évacuation lente par gravité, favorisée par une fracture naturelle, ou par un fracture résultant de l'extraction du banc rocheux par les carriers.
Comme ici,

Pleur3

Pleur2

L'eau , absorbées par la végétation va s'accumuler sur la platière grèseuse puis lentement pourra soit s'infiltrer dans le sable sous-jacent ou prendre la forme d'une "fontaine", généralement en bordure du banc rocheux.
L'inertie est relativement importante et dépend étroitement du volume des précipitations, mais aussi de la couverture végétale, les mousses entrent dans une grande part dans le pouvoir de rétention d'eau d'une platière.

Pleur
La fontaine au débit important quelques  jours après la pluie verra son activité décroître au fil des jours puis se tarir.

Pleur1
Une des conditions essentielles  est que  la charge de la platière soit réalisée, c'est à dire que, végétation, mousses, terreau sont gorgés d'eau, et que tous les creux divers et variés de la platière sont remplis à ras bord, le surplus pourra alors s'écouler par les fissures, ou en bordure de banc.


Une pluie de quelques heures, après des mois de sécheresse ne permet pas l'alimentation des "fontaines".
c'est donc une des raisons qui font que certains parmi vous n'ont peut-être jamais vu d'eau à telle ou telle autre "fontaine".

-La seconde origine, présence d'une couche argileuse retenant l'eau.
Ce type de "fontaine"  se rencontre à fontainebleau, entre autres au Mont Chauvet.

20080110_fontainebleau_monu

Ci dessous un schéma emprunté au même site.

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Cette "fontaine" est plutôt un puits, creusé  dans une couche argileuse retenant une nappe phréatique de peu d'importance, alimentée elle aussi par les précipitations.

À bientôt sur photonature les amis.



mardi 05 février 2008

-Le tueur de thuyas

Les thuyas disparaissent de nos paysages urbains... adieu et bon débarras !

Comment cet arbre a-t-il pu, en quelque années devenir cette plaie de nos villes et de nos campagnes.

Isolé, c'est un bel arbre, mais conduit comme il l'est, c'est à dire en mur vert, il devient affligeant.

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Thuyas

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Ce type de haie, mérite bien son nom de BÉTON VERT.

Mais voila  ! toute les bonnes choses ont une fin...heureusement!

Des rassemblements humains importants, une promiscuité  forte,engendrent des catastrophes sanitaires, transmission de virus, de microbes, provoquant épidémies ou  pandémies.

Le monde végétal et animal  n'échappent pas à cette règle.
C'est ainsi qu'à la faveur de cette concentration inhabituelle de végétaux est apparu un petit insecte, de 7 à 10 m/m de long,  LE BUPRESTRE

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Image empruntée sur le site suivant: http://gardenbreizh.org

Lorsque je dis cet insecte est apparu, il conviendrait de dire que ses dégâts sont apparus, en effet, présents depuis longtemps en Europe, mais sous un effectif réduit, il ne s'en prenait si j'ose dire qu'à quelques arbres épars. il vivotait sur les GENÉVRIERS et autres CUPRESSACÉES  . Survint alors une essence exotique le thuya qui offrait à ses larves un  accueil, beaucoup plus favorable, et là, boosté, le bubreste pris son "envol" ses effectifs explosèrent, les pieds de thuya jouant au touche touche, aucune difficultés pour l'insecte à se propager.

L'arrêt de mort des thuyas était signé.

La femelle de ce petit insecte pond des œufs, qui ,devenus des larves vont creuser des galeries et se  se nourrir du bois, cette situation peut durer deux ans.

Planche représentant le genévrier.

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Bien entendu les plantes concernées ne supportent pas un tel traitement et meurent.

Les premiers signes visibles, des rameaux prenant un couleur rousse,

20080123_powe_plantes_invas

Puis le "mal" se répand et progresse insidieusement,

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Lorsque le propriétaire procède à la taille, de large "taches" claires aparaîssent par ci par là.

La sagesse consisterait à :
Déraciner les arbres puis à les brûler, où les composter après les avoir déchiquetés, mais je ne suis pas certain du résultat pour ce procédé.
Faute de quoi, non seulement les arbres de cette haie y passeront tous sans exception, mais également ceux du voisinage.
Il n'existe AUCUNS remèdes, pas de moyen de lutte efficace.
Alors que faire.
Et bien c'est le moment de choisir une haie champêtre, composée d'essences diverses et variées.
Inutile d'aller les acheter chez un pépiniériste, faites comme moi. Je me rends chez les agriculteur où les propriétaires de bois et je leur demande gentiment la permission de prélever quelques jeunes arbres, mais vraiment tout petits. Je choisi des sujets sans avenir c a d  qu'il ne pourront pousser parce qu'ils sont à l'ombre d'un grand arbre ou qu'il sont trop serrés etc. Vous pouvez aussi vous rendre dans les carrières et avec l'autorisation de l'exploitant vous prélevez les sujets qui seront de toute façon passés au bulldozer.

Mais je vous l'accorde il faut être patient et écouter pousser!

L'avantage de la haie champêtre sont multiples, changement de couleurs suivant les saisons, fruits divers etc.

Mais vous pouvez aussi construire un mur et mettre des tessons de bouteilles sur le sommet !

Un jardin est le reflet intime de son jardinier, là pas de faux semblant.

Quelques liens bien sentis/

HAIES CHAMPÊTRES             

HAIES CHAMPÊTRES

THUYAS          THUYAS 

À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.