CONNAISSANCE FAUNE

jeudi 31 juillet 2008

-LES MARTINETS NOUS ONT QUITTÉS (arch)

Hé oui le dernier Martinet, encore présent hier, mercredi est parti, le ciel est bien triste sans leurs cris, ces oiseaux que l'on dit européens, passent finalement plus de temps dans leur lieu d'hivernage que chez nous. Il ne reviendront qu'en mai 2009, c'est dire que le temps va être long jusqu'à leur retour.

Je vous propose cet excellent texte de gilbert Blaising, tiré de OISEAUNET  un site auquel je fais souvent référence. Pour y accéder, c'est ICI OISEAU NET

POUR ÉCOUTER LES MARTINETS TOUT EN LISANT L'ARTICLE

«Au mois de juillet lorsque la plupart des passereaux sont devenus discrets, les cris sonores et joyeux des martinets raisonnent encore dans nos villes et villages au cours de leurs folles rondes aériennes. Le soir, ils font le spectacle pour les estivants installés aux terrasses des cafés.


Mais dès le début d'août, ils quittent notre scène pour poursuivre leurs tournées en Afrique sub-saharienne d'où ils ne reviennent que fin avril, début mai.


Leur vitesse et leur capacité manoeuvrière soutenues en vol sont sans égal. Sur de courtes distances ils peuvent atteindre 60 m/sec (200 km / h ) alors qu'en général ils évoluent plutôt entre 40 et 100 km / h. Leur dextérité pour foncer en groupe entre les bâtiments, les arbres et les réseaux de fil est inouïe.


Toute leur anatomie concourt à ces performances : corps mince et très fuselé, queue courte, longues ailes très effilées et incurvées, pattes courtes et une extrême acuité visuelle s'adaptant à la lumière intense comme à celle du crépuscule.


Les martinets sont communément confondus avec les hirondelles qui font partie d'une toute autre famille d'oiseaux en dépit de certaines ressemblances, en particulier en matière de régime alimentaire. Dans les deux cas, il est constitué exclusivement de petits insectes capturés en vol, de même que dans les deux cas la boisson est cueillie en effleurant du bec la surface d'un plan ou d'un cours d'eau.


Nos hirondelles ont les ailes plus larges et plus courtes qui leur confèrent un vol plus souple, plus capricieux et moins rapide. Les deux espèces présentes dans notre région, à savoir celle des fenêtres et celle rustique, ont un ventre blanc. Les deux ont des queues visiblement fourchues. Ces deux espèces sont régulièrement perchées sur des fils aériens ou des branches d'arbres pour se reposer et soigner leur plumage. Elles viennent à terre pour cueillir la boue nécessaire à la construction de leur nid.


Au contraire, les martinets ne quittent l'espace aérien que pour nidifier dans une cavité de mur, voire de falaise ou d'arbre. Grâce à leurs griffes puissantes, ils réussissent à s'agripper et à grimper sur ces parois. Ils ne sont jamais à terre, sauf par accident et dans ce cas ils ont le plus grand mal pour reprendre leur vol.


Hormis leur présence au nid pour la reproduction, toute leur vie se passe en l'air. Ils s'y nourrissent, s'y reposent et même s'y accouplent. Pratiquant le vol par battements très rapides des ailes entrecoupé de courts planés, ils savent aussi utiliser le vol à voile en se faisant porter par des ascendances thermiques jusqu'à des hauteurs entre 2000 et 3000 m où ils évoluent à vitesse réduite et au besoin en somnolant.


Pour fuire le mauvais temps et suivre les nuages de plancton aérien, il leur arrive fréquemment de s'éloigner de plus de 200 km de leurs nids. Pendant ces exodes de plusieurs jours, les oisillons assez âgés peuvent survivre pendant plus d'une semaine dans un état de léthargie. Lorsque les parents reviennent, ils apportent, accumulées dans leur jabot, des boulettes de nourriture de plusieurs dizaines, voire centaines de proies agglutinées.


A cause de cette étroite dépendance alimentaire aux conditions atmosphériques et d'une fécondité qui se limite à deux ou trois oisillons par couvées, les effectifs de cette espèce sont constamment vulnérables. La longévité des individus qui dépasse couramment l'âge de 6 à 10 ans, voire certains bien plus, est de nature à corriger ces handicaps auxquels s'ajoute à présent la difficulté de trouver dans les bâtiments modernes, des cavités pour nidifier et s'abriter.


Au demeurant, l'observation de ces oiseaux hors pair- en l'air - est un sujet de stupéfaction renouvelé. Avis aux vacanciers de juillet frustrés de spectacles et à tous les blasés en général».

Texte de Gilbert Blaising
pour le site www.oiseaux.net

lundi 07 juillet 2008

-PUCERONS ET FOURMIS (arch)

Lorsque nous effectuons une recherche, sur la toile, par exemple et que nous tapons, fourmis et pucerons, c'est une évidence, nous arrivons sur des sites où il est question, des dégâts, des ravages, des destructions, des inconvénients de ces "maudites fourmis".
Il faut bien chercher, pour enfin, trouver, des articles où la vie de ces passionnants insectes est expliquée. L'Homme est en perpétuelle lutte contre son environnement et une fois de plus nous le constatons.

Voici quelques perles assez édifiantes relevées sur la toile justement (livrés in extenso) :

-"je me bats contre les fourmis et les pucerons dès le début des beaux jours et cette année je trouve qu'ils sont de plus en plus résistants... "

-"bonsoir a tous , depuis quelque temps je constact que les fourmie et pucoron cohabite ensemble sur les feuille de mon orang savez-vous pourquoi? doi-je les détruire ou pas?"
Etc etc

Les fourmis sont nombreuses  par le monde, 15000 espèces, c'est le groupe d'insectes le plus important. De mœurs différentes, elles sont toutes sociales, c'est à dire quelles vivent en "société". Bien entendu, leurs régimes alimentaires, sont à l'origine de bien des conflits avec le genre humain . Conflits tournant toujours à leur désavantage, face à la "batterie" de produits chimiques disponible et mis en œuvre.

Elles récoltent des végétaux, des petits animaux, collectent le pollen, le nectar, dans certaines contrées étrangères à notre territoire, elles cultivent  des champignons sur des feuilles prélevées dans les environs de la fourmilière, et peuvent  "élever" des pucerons, c''est justement le thème de cet article.

Si vous prenez le temps de les observer, avec une loupe, vous serez amené tout comme HENRI FABRE, ( AUTRE LIEN ), à faire d'étonnantes découvertes. C'est ce qui 'est arrivé dans mon jardin de "curé" où vous vous en douter il n'y a aucune utilisation de produits chimiques.

Une branche de lierre qui court le long de la rampe d'escalier,

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Une fourmi, des pucerons, il ne semble pas y avoir d'antagonisme entre ces animaux...

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Bien au contraire la fourmi, pour l'instant semble "caresser" avec ses antennes un puceron,  apparemment, ils semblent entretenir des relations très "intimes"...

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Et puis un curieux phénomène, (vous devrez agrandir le cliché)  se produit, très bref, une goutte sort de l'arrière du puceron (son anus), et la fourmi s'empresse de la "gober"...

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Nous pourrions prendre cela comme une action isolée, mais non, une autre fourmi arrive puis se livre au même manège, il s'agit bien d'un acte délibéré,

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sur une autre plante, un peu plus loin, même manège,

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Les fourmis dans un incessant ballet, vont et viennent sur la tige, transportent-elles leur "récolte" à la fourmilière ?

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Il est à noter que les pucerons sont tous bien regroupés à un seul endroit, comme s'ils étaient parqués, renseignements pris, ce sont les fourmis qui les rassemblent ainsi. J'ai observé, sans tirer de conclusion trop hâtives, une fourmi, transportant un puceron, où l'emmenait-elle ? (hélas, pas de cliché, cela s'est passé très rapidement).

Les relations établies entre ces deux groupes d'insectes, porte le nom de COMMENSALISME  ou et MUTUALISME.
Le puceron bénéficie en autre de la protection de la fourmi, face à certains prédateurs, la fourmi bénéficie de la nourriture fournie par les excréments du puceron.

Une fourmi peut donc rentrer au nid avec une centaine de gouttelettes de MIELLAT, dont chacune a un volume de quelques centième de mm3 ( JC Verhaeghe J Deligne L De Vos W Quinet)

Les pucerons prélèvent de la sève élaborée,celle qui alimente la plante, ce qui explique qu'un prélèvement important provoque la mort de la plante. Ils ne peuvent utiliser que les acides azotés contenus dans cette sève très sucrée. Ces acides ne contiennent que très peu d'acides aminés indispensables à leur croissance ils sont donc obligés d'en consommer de très grandes quantités, et  rejettent  dans leurs FÈCES, une très grande quantité de sucre.
Sans l'aide des fourmis ce MIELLAT constituerait un milieu propice aux développement de bactéries et champignons néfastes aux pucerons. L'aide apportée au fourmis est donc évidente, ce sucre constitue une nourriture riche et abondante, une colonie de Lasius fuliginosus, peut récolter durant une journée ensoleillée près de 400 g de MIELLAT( JC Verhaeghe J Deligne L De Vos W Quinet).

MIEL et MIELLAT:

Relevé sur  http://www.lahulotte.fr/courrier_abeille1.php   

La majorité des miels sont élaborés principalement à partir du nectar des fleurs.
Mais certains miels sont fait surtout à base de miellat, quand les abeilles ont récolté sur les arbres ou arbustes les gouttelettes sucrées rejetées par les pucerons (ou d’autres insectes suceurs de sève). Comment cela se passe-t-il ?
  Les pucerons sucent la sève élaborée (qui s'est chargée en sucres dans les feuilles grâce à la photosynthèse). Ils la filtrent, et rejettent les sucres et l'eau que cette sève contient en trop par rapport à leurs besoins.
  Ces gouttelettes tombent en général sur les feuilles plus bas, et c'est là que les abeilles viennent les butiner. Ce miellat est bien le même que celui qui est prélevé par certaines fourmis directement au niveau de l'anus des pucerons.
  Les abeilles récoltent surtout le miellat pendant les mois les plus chauds (juin, juillet, août), et tout particulièrement sur le sapin, le mélèze, l'épicéa, le chêne, le tilleul, le nerprun.
Le « miel de sapin » très brun récolté dans les montagnes de France est un miel de miellat. Les miels de miellat contiennent des éléments (gommes et dextrines) qui peuvent avoir des vertus thérapeutiques pour les humains.

MIELLAT. Liquide sucré plus ou moins visqueux excrété par certains aphides vivant sur les plantes les plus diverses, notamment sur un certain nombre d'arbres forestiers, et se nourrissant de leur sève.

COMMENSALISME. Association entre deux organismes d'espèces différentes dans laquelle l'un des deux profite de la relation sans nuire à l'autre

MUTUALISME. Association entre deux organismes d'espèces différentes, qui est profitable pour chacun d'eux.

FECÈS. Excréments pouvant contenir des déchets indigestibles, de la cellulose, des débris intestinaux, des aliments non digérés, des bactéries mortes ou vivantes, des parasites, etc.

À bientôt sur Photonature, les amis

 


jeudi 03 juillet 2008

-GALLE DE L'ORME (arch)

GALLE DE L'ORME TRÈS SPECTACULAIRE PAR SA FORME.

Nous avons déjà abordé, dans ces colonnes, la surprenante vie des galles. Mais aujourd'hui, je vous propose une rencontre peu fréquente.

Un regard rapide pourrait nous laisser penser qu'il s'agit d'un fruit, en effet l'arbre en question en portait environ une cinquantaine.

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Mais en y prenant garde, ce "fruit" est bien loin de ressembler au véritable fruit de l'orme sur lequel il a poussé.

Lien vers description de l'ORME CHAMPÊTRE ICI

Une autre vue, nous incite à rechercher dans notre "banque de données"...

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Rien de connu, toujours rien...jamais vu cette surprenante chose, elle paraît vraiment très appétissante,

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Elle ressemble à une grosse fraise. Après l'avoir détachée de la feuille sur laquelle elle a poussée nous comprenons notre méprise . Il s'agit d'une GALLE, très légère, elle doit être creuse.

En effet une fois déchirée l'enveloppe, cet étrange fruit, nous livre son secret.

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À l'intérieur un liquide assez gluant, et des...pucerons, s'agit-il de Byrsocrypta (Tetraneura) ulmi, c'est à vérifier.

À bientôt sur photonaturefontainebleau.

samedi 07 juin 2008

-GUÊPIERS D'EUROPE (arch)

-Où sont "nos" Guêpiers d'Europe Merops apiaster en Seine et Marne.

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Voici plusieurs années que je "suis" une colonie de Guêpiers  d'Europe, et voici deux ans qu'ils ont déserté leur site habituel de nidification.
Ces falaises, habituellement animées de leurs chants sont vides et bien tristes sans eux...

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Je n'ai pas d'explication à cet abandon. Ce site remplit toutes les conditions d'accueil, rien n'a été bouleversé ni changé par rapport aux années antérieures. À part quelques arbres et arbustes coupés,  (suivez mon regard ! )
Le mauvais temps est peut- être responsable de cet état de fait ? n'oublions pas que ce sont des oiseaux méditerranéens.

À bientôt sur photonaturefontainebleau les amis.

lundi 05 mai 2008

-CRACHAT DE COUCOU (arch)

Pendant la lecture de l'article vous pouvez, écouter le chant du coucou gris, en cliquant ici

-DE LA BAVE SUR MES PLANTES OU PLUTÔT DU CRACHAT, MAIS EST-CE BIEN LE COUCOU, L'AUTEUR DE CETTE PLAISANTERIE ?

Si vous possédez un jardin, j'en suis  certain, vous avez observé ce phénomène pour le moins étrange, de la bave ou plutôt comme je le dis plus haut, du crachat, déposé sur les plantes.

Bien entendu ce phénomène s'observe également dans la Nature, mais il passe plutôt inaperçu.

La première fois nous posons la question à LA personne que nous pensons la mieux renseignée, et nous voilà avec une réponse pour le moins évasive: « C'est le coucou ...» ok et après ? 

Cet oiseau accusé avec raison de jouer les parasites serait à l'origine de ces crachats, sur les plantes ?
Rassurons nous, non! il ne s'agit que d'une coïncidence, en effet ces "crachats"  sont visibles au moment même où le coucou est de retour chez nous, tout simplement.

Crachat_coucou

Avouons que la ressemblance avec de la salive, est tout de même frappante,

Crachat_coucou_03

 

Il s'agit en fait des excréments d'une larve, ils sont assez poisseux au toucher.
Mais pourquoi y-a-t-il des bulles. Tout simplement parce-que la dite larve, y injecte de l'air.
Vivant dans cet amas, elle passe inaperçue aux yeux des prédateurs et y est à l'abri du chaud et du froid jusqu'au moment où elle prendra son envol.
Ce micro climat humide régnant à l'intérieur de ce "cocon" convient idéalement à la larve d'un cercope 
Genre d'insectes hémiptères de la famille des cicadaires.

son corps demande un degré d'humidité permanent, assez important.

Voici  "notre" hôte délogé de son amas spumeux,

Crachat_coucou_1

Pas très grande la bestiole...

Crachat_coucou04

Crachat_coucou_02

Devenue adulte elle ira comme ses "homologues", sucer la sève des plantes pour se sustenter à l'aide de son rostre piqueur.

Les cercopes font partie de la classe des insectes, sous-classe des Ptérygotes, ordre des Hémiptères, (on trouve dans cet ordre, les punaises,cigales et pucerons)  ces insectes volent et sautent prodigieusement bien, ils pondent sur les végétaux, mais c'est bien la larve qui produira l'amas globuleux dont nous venons de parler.

Merci à Laëtitia G.
Chargée de campagne, Fédération des clubs Connaître et Protéger la Nature qui à bien voulu m'avertir d'une grossière erreur faite dans cet article, rectifiée ce jour.

À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.

Définitions relevées sur:    http://www.cnrtl.fr/lexicographie

SPUMEUX, -EUSE, adj.
Qui est mêlé, couvert d'écume, écumeux. Synon. écumant.     Liquide, sang spumeux; bière, salive spumeuse.     [Les spores] (...) se trouvent dans une masse gélatineuse et spumeuse en même temps (Plantefol, Bot. et biol. végét., t. 2, 1931, p. 232). S'il devient bilatéral [ce saignement par les naseaux], l'hémorragie provient du fond des cavités nasales ou du poumon. Dans ce dernier cas, il renferme des bulles d'air: on le dit alors spumeux (Garcin, Guide vétér., 1944, p. 88).     P. métaph. L'Ile des Chiens!C'est là qu'on voudra qu'il séjourne [le Kaiser], Morne, affamé, spumeux, et qu'il rôde (Rostand, Vol Marseill., 1918, p. 297).
Prononc. et Orth.: [spymø], fém. [-ø:z]. Att. ds Ac. dep. 1878.     Étymol. et Hist. 1. 1360-65 sang spumeux et escumant (Commentaire de Martin de St-Gille sur les Amphorismes Ypocras, éd. G. Lafeuille, fol. 85 Va, gloss., p. 342); 2. ca 1380 [ms. xve s.] humidité spumeuse (Evrart de Conti, Probl. d'Arist., B. N. 210, fo 83d ds Gdf. Compl.); Trév. 1752 note: ,,quelques-uns se sont servis de ce mot. Nous avons écumeux``.     Empr. au lat. spumosus « écumant, écumeux ».
DÉR.
Spumosité, subst. fém., rare. Caractère, aspect de ce qui est spumeux. La spumosité de la bière.     P. métaph. La Spumosité de son orgueil, après avoir scandalisé notre oreille, allait se répandre dans son journal, où il se pavanait en homme transcendant et supérieur (Mercier Néol. 1801, p. 261).   −   [spymozite].   −   1re attest. 1360-65 telles escumes ou spumositez (Commentaires de Martin de St-Gille sur les Amphorismes Ypocras, éd. G. Lafeuille, fol. 179 Vb, gloss., p. 342), rare; de spumeux d'apr. l'étymon lat., suff. -ité*.
ROSTRE, subst. masc.
I. A. − ANTIQ.     Éperon qui armait la proue des navires de guerre pour aider à l'abordage. Une proue munie du rostre (Littré). Ah! quand viendront vers elles le bruit lent des rames Et la proue écumante et le rostre qui plonge! (Régnier, Poèmes, Poèmes anc., 1890, p. 14).     P. métaph. Le village d'Allauch était entassé sur un rostre de roche comme un trophée de boucliers d'argent (Giono, Eau vive, 1943, p. 307).
P. méton., au plur.     Tribune aux harangues, à Rome, dont la base était ornée, à titre de trophées, d'éperons pris aux navires ennemis. La tribune aux harangues regorge de Démosthènes, (...) les rostres sont encombrés de Cicérons (Hugo, Feuilles automne, 1831, p. 712). C'est beau Jules César. La séance de la mort. Les discours des rostres, surtout, cette scène du forum que je connaissais à fond dans l'original, m'a ravi, ému (Alain-Fournier, Corresp. [avec Rivière], 1906, p. 369).
B. − ARCHIT.     Ornement en forme d'éperon, de proue de navire antique. (Dict. xixe et xxe s.).
II. − SC. NAT.
A. − BOT.     Extrémité en forme de bec des capuchons, dans les corolles irrégulières (Mots rares 1965). Ici la fleur détache de sa corolle une aigrette aérienne d'étamines, un rostre du plus beau jaune d'or (Colette, Gigi, 1944, p. 199).
B. − ZOOLOGIE
   1. Prolongement de la partie antérieure du test de certains crustacés. Le rostre aigu de la crevette rose.     Les écrevisses pullulaient dans le creek. De ces crustacés (...) qui portaient un rostre armé d'une petite dent, on remplit un sac (Verne, Île myst., 1874, p. 242).
   2. Ensemble des pièces buccales, allongées en stylet, de certains insectes. Là, au bout de ce vieux cep, une mante verte, toute déployée, darde vers la flamme son grand rostre en dent de scie (Giono, Colline, 1929, p. 163). Leur bec ou rostre [des tiques] s'enfonce profondément dans la peau et les chiens se frottent pour essayer de s'en débarrasser (Garcin, Guide vétér., 1944, p. 202).
Prononc. et Orth.: [ʀɔstʀ̭]. Att. ds Ac. dep. 1835.     Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1355 hist. romaine rostres « tribune aux harangues » (Bersuire, Tit.-Liv., B.N. 20312 ter, f o 3a ds Gdf. Compl.); puis 1568 (Garnier, Porcie, éd. W. Foerster, II, 543); b) 1577 hist. romaine « bec qui armait l'avant des navires de guerre » (Du Verdier, Diverses leçons, p. 113: rostres ou esperons); puis 1870 rostre (Littré); c) 1835 archit. (Ac.: Rostres [...] Ornements ayant la forme de becs ou éperons de navires antiques); 2. 1812 (Mozin-Biber: rostre, nom donné au bec des ois., et aux corps qui ont cette forme).     Empr. au lat. rostra, -orum « tribune aux harangues, ornée d'éperons de navires », plur. neutre de rostrum « bec d'oiseau », littéral. « ce qui sert à ronger », d'où objets ayant cette forme comme l'« éperon de navire », dér. de rodere « ronger ».     Fréq. abs. littér.: 11.

jeudi 24 avril 2008

-LE PINSON DES ARBRES (arch)

Vous pouvez tout en lisant cet article écouter le chant du pinson en cliquant sur CHANT DU PINSON .

DESTRUCTION D'UNE NICHÉE DE PINSON DES ARBRES   Fringilla coelebs.

il y a environ trois semaines j'éprouvai une grande joie, en ouvrant les volets de mon salon,  juste en face à 3 mètres environ, un nid de pinson des arbres.

Je me voyais déjà en train de réaliser des photos de ce bel oiseau, assez familier.

Profitant de notre absence durant quelques jours, les volets étaient restés fermés, les oiseaux avaient bâti leur nid, dans la fourche d'un lilas.

Voici ce que je pouvais apercevoir de ma fenêtre,

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Apparemment,seule la femelle couvait. Les semaine passaient, je n'ouvrais plus mes volets, de peur que les oiseaux quittent le nid.

Et puis un matin, en allant chercher mon vélo et passant sous le lilas... ho ! non ! le nid était par terre.

Que s'était-il passé, je penche pour le rapt d'une PIE BAVARDE pica pica elles ont une réputation qui n'est pas surfaite, hélas. C'est vrai que le nid était trop visible, inévitablement les pies l'avaient repéré.  Les œufs bien entendu avaient été consommés.

Dommage! Mais c'est la dure loi de dame Nature.

Une chose était sûre,  les oiseaux ne reconstruiraient pas de nid .Plutôt que de le jeter,j'ai décidé de l'étudier d'un peu plus près.

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Un petit bijou d'architecture,

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Ses dimensions, une dizaine de centimètres de diamètre pour une hauteur de...

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5 centimètres environ.

Son poids, et bien, je suis étonné ,12 grammes pas plus,

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L'aspect extérieur n'a rien à envier aux tenues camouflées des photographes naturalistes, de la mousse recouverte de lichens.

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je me suis donc mis à l'œuvre pour décortiquer cet "édifice".Le nid semble constitué de deux enveloppes, la première, extérieure, est composée de lichens, de mousse, de brindilles très très fines et de quelques "barbes" de clématite, tout est rendu solidaire, par... des fils de toiles d'araignée.

Ci dessous, les deux enveloppes,

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Les morceaux de lichen  ainsi que tous les matériaux composants le nid sont vraiment très petits. On imagine  aisément le nombre de voyages que nécessite un tel "édifice".

j'ai séparé les matériaux les uns des autres, un vrai travail de bénédictin,

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un aperçu des matériaux, mousse,

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Lichen,

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Une fois enlevé les matériaux de la première enveloppe, une coupe composée en grande partie de poils est visible.

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Tous les matériaux sont  triés et placés dans des récipients distincts.

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La deuxième coupe  ou deuxième enveloppe est composée de poils en très grand nombre, il semble provenir du même animal, le voisin a un chien...

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Et d'une grande quantité de petites plumes, beaucoup proviennent de tourterelles turques et de pigeons domestiques de mon proche voisin,

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Il y aussi une très grande quantité de graine de clématite,

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Tous les matériaux sont imbriqués et tassés un peu comme du feutre, ce sont des poils qui garnissent l'intérieur de la coupe, là où sont déposé les œufs, juste en dessous de cette couche de poils on retrouve, des plumes  des duvets de clématite  répartis dans les poils. cet ensemble forme un matelas isolant qui n'en doutons pas doit être efficace.

Voilà les différents matériaux sortis de leurs  contenants, ils donnent une idée du volume utilisé pour construire le nid, mais surtout du temps et des voyages effectués par ces petites boules de plumes.

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À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.
 

dimanche 20 avril 2008

-LE CHEVREUIL (arch)

-TRACES ET INDICES DES MAMMIFÈRES EN FORÊT DE FONTAINEBLEAU : COUCHETTE ET POILS DE MUE

Vous pouvez écouter le cri du chevreuil pendant la lecture de l'article il suffit de cliquer sur  CRI CHEVREUIL.

Bois des Grands Béorlots, Bois rond, massif de Fontainebleau, belle journée pour faire des rencontres, durant ma progression à travers bois un Chevreuil  Capreolus capreolus s'enfuit en aboyant, il devait probablement être couché par là. Une saute de vent, le bruit de mes pas , il a pris la fuite.

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Ce petit cervidé à la curieuse habitude de "nettoyer" ou plutôt, de gratter le sol avant de se coucher, mais avant de voir le résultat de cette activité, voyons l'animal d'un peu plus près,


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Comme le cerf et la biche  le chevreuil et la chevrette sont des mammifères de l'ordre des Artiodactyles (1) famille des mammifères. Comme chez le cerf, proche parent, seul le mâle, appelé brocard, porte des bois. Outre l'aspect plus gracile de ces animaux  ils sont beaucoup plus petits que le cerf et la biche. Entre 15 et 35 kilos c'est le poids de ces cervidés, impossible donc de les confondre.
Le jeune faon (inutile de l'appeler bébé, on lui a trouvé un nom !)  porte le même nom que celui de la biche, ils diffèrent bien entendu par la taille et par la disposition de leurs taches sur le corps.


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Les PAN (protecteurs Armés de la Nature) recommandent avec force affiches de ne SURTOUT PAS TOUCHER à un faon semblant abandonné dans la Nature.
FAUX archi FAUX, aucune étude sérieuse ne vient corroborer cette assertion, nous avons fait l'expérience à plusieurs reprises avec des agriculteurs et des amis Naturalistes en sauvant des faons de faucheuses, et bien, je peux vous dire que le faon a été rapidement récupéré par la femelle sans aucun problème.
Mais la problématique défendue par nos amis les PAN, ne se pose pas en terme de protection de l'animal, non, mais en protection du futur capital viande de boucherie. Ce n'est finalement qu'une question de kilos.
Un faon de quelques kilos non ! mais le même animal devenu adulte oui.
Il y a sûrement une logique, qui m'échappe.

Cet animal comme je le dis plus haut avant de se coucher gratte durant un long moment le sol, il met du soin à éliminer, branchettes, feuilles  etc de l'endroit qu'il a décidé d'occuper.
La couchette est toujours installée dans un endroit répondant à des critères de sécurité et de météo,


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De loin cette petite place dégagée saute aux yeux,


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L'animal ne dégage pas plus que sa taille. La place généralement circulaire ou ovoïde mesure environ 1 mètre sur 50 cm, tout à été soigneusement enlevé à coup de sabots, les feuilles des environs recouvertes de terre, témoignent de l'ardeur de notre ami.


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Lorsque nous approchons nous distinguons très aisément les formes de son corps imprimé dans le sol,mais ce qui vient confirmer que nous sommes bien en présence d'un endroit fréquenté par un animal ce sont...


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Les poils qui parsèment la couchette, aucun doute, il s'agit de poils de chevreuil, ils se reconnaissent aisément  il ne sont pas très longs, mais ils sont, comme passés au fer à friser, ils sont très légèrement ondulés.
Bien entendu à cette époque de l'année c'est à dire en avril, les animaux muent et perdent donc plus de poils, mais cette observation est valable toute l'année, seules les quantités de poils récoltées changent.

À bientôt les amis sur photonature.


(1) artiodactyles, subst. masc. plur. (άρτιος « qui est en nombre pair »). « Ordre de mammifères ongulés ayant un nombre pair de doigts (deux ou quatre) comprenant les bovidés, les cervidés, les camélidés, les girafidés, les suidés, les hippopotames » (cf. Zool., t. 4, 1974, p. 1118 [encyclop. de la Pléiade])



vendredi 18 avril 2008

-RENARD ROUX (arch)

-TRACES ET INDICES DU RENARD ROUX EN FORÊT DE FONTAINEBLEAU PLUSIEURS DÉPÔTS AU MÊME ENDROIT.

Voici quelques jours en suivant une COULÉE, j'ai fait cette découverte,

Renard_fontainainebleau

Sur un rocher pas moins de cinq crottes de RENARD déposées au même endroit, lorsque je dis même endroit, c'est vraiment sur un point identique, pas un centimètre d'écart. Jugez par vous même,

Renard_fontainainebleau_02

Renard_fontainainebleau_03

Cette situation n'est pas s'en rappeler celle découverte avec un ami dans les Vosges LIEN ICI . Avec d'infinies précautions, c'est à dire en manipulant les LAISSÉES avec un bâton et ne respirant pas au dessus, j'ai procédé au tri, si je puis dire de ces excréments que voici,

Renard_fontainainebleau_04

Nous pouvons aisément imaginer le renard montant sur ce rocher et déposant, c'est vraiment le terme exact, déposant là ses marques odorantes.
Voici encore une observation qui vient corroborer nos conclusions antérieures, à savoir que, le renard dépose ses laissées en règle générale sur un point haut et pratiquement aux mêmes endroits.
Ce façon de faire, permet aux odeurs de franchir une plus grande distance, et lorsque l'odeur diminue , la source d'émission se trouve alors au plus près, de la truffe d'un renard passant là. Il va de soit que ce comportement n'est pas réfléchi.
Rappelons nous que les crottes jouent un rôle de "BORNES OLFACTIVES"(1) pour les autres congénères ( càd pour les autres renards et uniquement eux).

(1) le savez-vous ?

certains centre commerciaux ou  boutiques spécialisées,sont équipées de bornes olfactives délivrant des parfums artificiels destinés à tromper le chaland et le mettre en confiance, odeurs de pain chaud de croissants etc ...sont conçus artificiellement. Difficile d'arrêter le progrès !


À bientôt les amis sur Photonature fontainebleau.

mardi 15 avril 2008

-PIC VERT FOURMIS DES BOIS (archivé)

-TRACES ET INDICES LAISSÉS PAR LE PIC VERT EN FORÊT DE FONTAINEBLEAU.

Nous connaissons tous certaines fourmis des bois, peut-être à cause de leurs constructions assez particulières.

Fourmis__des__bois__fontainebleau

Ces fourmis ont été les vedettes bien involontaires d'un roman assez réaliste, écrit il y a quelques années, certaines scènes se déroulaient d'ailleurs en forêt de Fontainebleau.
On y abordait les mœurs assez étranges de cette société animale, qui reconnaissons le, de tout temps, ont toujours fascinées les hommes.
Ce qui m'amène à vous parler des fourmis, aujourd'hui, ce sont les observations qu'il est possible de faire en période hivernale.
Les fourmis craignent le froid et le dôme qu'elles ont pris la "précaution" de construire, sert de couverture à leur domaine.

En hiver, pas d'activité à sa surface, mais en été ou aux heures chaudes du printemps, il faut les voir s'agiter, pour transporter de la nourriture, des matériaux divers, ou bien, ouvrir ou au contraire refermer les aérations de leur édifice, etc .
Ce dôme, abrite donc en hiver des individus en partielle léthargie qui attendent les premières chaleurs pour reprendre vie.
Mais le "drame" pour ces insectes, c'est que certains "individus" sont au courant de ces dispositions, le sanglier qui n'hésite pas à défoncer la fourmilière "sans précaution" et le PIC VERT qui lui effectue plutôt des "frappes chirurgicales". C'est de lui dont je vais vous entretenir.

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Voici l'aspect d'une fourmilière "visitée" par notre ami le PIC-VERT des trous ou plutôt des galeries creusées au plus profond de la fourmilière pour accéder aux insectes engourdis et s'en nourrir.
En s'approchant, il n'est pas possible de confondre le "travail" du sanglier et celui du pic, raffinement supplémentaire, tel Arsène Lupin, le PIC-VERT signe toujours son "forfait" en laissant sa carte de visite.

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Bien entendu, il faut que nous prenions un peu de temps pour observer et découvrir sa, ses cartes de visites...

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Et oui, comme nous le voyons il s'agit de fientes, mais de fientes bien particulières, la suite nous le fera découvrir,

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En voici une, vue de près, 2 à 3 centimètres de longueur pour un diamètre de 4 ou 5 m/m,

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certaines sont bien formées et entières mais d'autres laissent entrevoir leur contenu,

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Après avoir pris la peine d'en écraser une ou deux, car elles sont nombreuses sur le dôme, nous apercevons des restes d'animaux, des squelettes,

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En regardant bien nous retrouvons quelques parties appartenant à...

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Des fourmis,

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Les parties présentes dans les fientes du PIC-VERT sont des morceaux de squelette non digérés (les insectes ont leur squelette à l'extérieur, c'est une des raisons qui explique les mues qu'ils doivent subir).
Les beaux jours revenant, le PIC-VERT trouvant d'autres sources d'approvisionnement, délaissera la fourmilière qui pourra alors  reprendre sa forme bien connue et abriter ces insectes si utiles à la forêt. Certains pays n'ont pas hésité à protéger leurs fourmis, ici il faudra encore attendre.

Les fourmilières sont bien entendu écrasées systématiquement lors des travaux forestiers et nul ne se soucie de ces animaux, il n'est pas rare non plus, de voir des "petits monstres" accompagnés de leurs parents aux yeux humides de reconnaissance, dévaster les dômes à coup de pieds ou à l'aide d'un bâton. Parcourons la toile, là c'est une évidence il  y est question des fourmis, oui ! mais pour les détruire...bref !

Une anecdote, vécue il y a quelques années.

Par une froide matinée d'hiver, lors d'une sortie forestière, mon attention fût attirée par des cris d'animaux inhabituels. J'en cherchais la cause , en arrivant près de l'endroit supposé d'où étaient partis les cris, un oiseau assez gros s'envola... je me trouvais à un ou deux mètres d'un petit arbre. Un petit bruit de griffe sur l'écorce retint mon attention, je ne voyais rien, je contourne l'arbre et...
Il y avait là un pic vert, agrippé au tronc, la queue reposant sur le sol. Il semblait abasourdi, je continue mon approche, il reste agrippé à l'arbre, étrange. Après l'avoir saisi je m'aperçois bien vite qu'il est blessé, une profonde entaille sur le dessus du crâne, du sang. Une très forte odeur de vinaigre se dégage de son corps, Que faire ? je décide de l'emmener dans un centre de soins, mais auparavant j'inspecte les alentours. je découvre une fourmilière recouverte de neige avec de très profondes galeries. je comprends alors ce qui s'est passé le pic-vert venait régulièrement se nourrir à la fourmilière, d'où cette forte odeur d'acide formique, mais son manège n'avait pas échappé à un ÉPERVIER qui l'attendait à la sortie du tunnel et s'en était emparé.Mon arrivée sur les lieux avait obligé le rapace à abandonner sa proie.
J'appris quelques jours plus tard que le pic-vert était mort au centre de soins.

Acide formique:   

Certaines fourmis se sentant menacées se dressent sur leurs pattes arrières et projettent à l'encontre de "l'ennemi" un jet d'acide formique qu'elle envoie à plus de 30 centimètres de distance.  Cet acide est sécrété par deux glandes thoraciques.








  • samedi 12 avril 2008

    -LA GRIVE MUSICIENNE (archivé)

    -TRACES ET INDICES DE PRÉSENCE DE LA GRIVE MUSICIENNE EN FORÊT DE FONTAINEBLEAU.

    Lors d'une récente sortie en forêt de Fontainebleau, près d'une mare, j'ai découvert un indice de présence de ce bel oiseau assez surprenant, pour une fois qu'un déchet sert à quelque chose !

    Si vous désirez entendre son chant faites un clic sur ce lien
    .................CHANT DE LA GRIVE MUSICIENNE
    ............. UNE INNOVATION DE PLUS SUR CE BLOG


    Voyons maintenant à quoi ressemble  La GRIVE MUSICIENNE


    Grive_musicienne

     

    Avez-vous écouté son chant ? il parait un peu triste à mon goût, il est assez fréquent le soir, certain vous dirons,( mais chut ! c'est une bêtise), qu'il annonce la pluie.
    Cet oiseau a des habitudes alimentaires très surprenantes, et il est le seul de son espèce, à avoir ce comportement, en Europe.

    En effet, il capture, ou s'empare plutôt, des escargots qui trouvent refuge sur la végétation...


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    puis s'en va casser non pas la graine, mais la coquille sur quelques rochers ou pierres des environs.
    Cet endroit où il a l'habitude de revenir pour ouvrir, puis consommer ses proies se nomme une ENCLUME, c'est vraiment un terme bien choisi. En effet il faut le voir taper consciencieusement sur la coquille pour finir par  en extraire l'animal.
    Ce qu'il y a d'étonnant dans ma trouvaille c'est que... mais regardez plutôt !


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    Mais oui il s'agit d'une bouteille jetée par quelque porcinet en vadrouille, qui lui sert d'enclume,  le recyclage au goût du jour, même chez nos amis ailés.
    En détaillant un peu il est aisé d'apercevoir les restes de ses proies, jonchant le sol autour de ce déchet.


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    Bien, connaissant les mœurs de notre oiseau il ne s'agirait pas tout de même de conclure trop rapidement et de le juger coupable  sans avoir fait un procès en règle et sans avoir réuni les preuves.
    Il s'agit donc de bien observer les coquilles, y-a-t-il des traces de dents sur le le pourtour de la cassure ?
    Dans l'affirmative il s'agirait d'un "délit" commis par le MULOT SYLVESTRE lui aussi grand amateur d'escargots. Mais ce n'est pas le cas, donc...
    Autour de la "FORGE" y-a-t-il de très petits éclats ? avec lesquels nous pourrions reconstituer la coquille, oui, alors plus de doute il s'agit de la GRIVE MUSICIENNE.


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    Bien entendu il faut parfois se servir d'une loupe pour observer de si petits détails.


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    Le livre de la Nature nous réserve encore de belles pages et ce blog aussi, notre aventure n'est pas finie.

    À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.

    lundi 07 avril 2008

    -HIBOU MOYEN DUC

    -DORTOIR DE HIBOU MOYEN DUC EN FORÊT DOMANIALE DE FONTAINEBLEAU, ET PELOTES RÉJECTION.

    Vendredi 4 avril, petite randonnée en forêt domaniale de Fontainebleau et découverte très intéressante, d'un dortoir de hibou moyen duc. D'un lieu de repos, serait à la réflexion, plus approprié.
    En effet il n'y a (après enquête) qu'un individu passant ses journées à cet endroit. Le terme de dortoir est plutôt utilisé pour désigner un lieu où de nombreux individus séjournent, principalement en hiver.
    Les hiboux moyen-duc, choisissent généralement des bois offrant suffisamment de couvert aux vues "indiscrètes", les bois de résineux remplissent à merveille cet office.
    À Bleau ce sont généralement de petits groupements de PINS SYLVESTRES . C'est dans un de ceux là que j'ai trouvé les indices ayant éveillés ma curiosité.

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    Voici les indices tels qu'ils se présentaient,

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    Des fientes et de grosses "crottes" qui sont en fait des PELOTES de RÉJECTION.

    Les fientes sont entourées de rouge et les pelotes de jaune.

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    Ce qui signifie que le (les) oiseau (x) passe (nt) un long moment dans ces lieux. Un moment de digestion.
    Un nombre important de pelotes signifie qu'il y a plusieurs individus ayant stationné un jour ou qu'un seul individu est venu plusieurs jours.
    Mais c'est l'état de "fraîcheur" qui déterminera s'il s'agit de plusieurs ou d'un seul  individu.
    Un nombre important de pelotes fraîches indique un nombre important d'individus tandis qu'une ou deux pelotes fraîches parmi un trentaine sèches ou peu humides, signifie que l'individu revient régulièrement au même endroit.
    Comment savoir si la pelote est fraîche, très simple, lorsque la pelote est rejetée, régurgitée devrais-je dire, elle est enrobée d'une matière visqueuse disparaissant avec le temps. cette matière visqueuse facilite le transit dans le tube digestif. Une pelote fraîche semble donc plus brillante qu'une autre rejetée 24 ou 48 heures auparavant. CQFD !
    Qu'est-ce qu'une pelote de réjection ?
    Lorsque les rapaces nocturnes consomment de petits rongeurs, ils le font sans faire de détail, c'est à dire sans dépecer leurs proies, ils les avalent entières, passé la digestion, les matières non assimilables sont rejetées sous formes de pelotes,

    Hibou_moyen_duc_08

    Suivant les espèces, les pelotes sont plus ou moins grosses un gros oiseau avec un tube digestif conséquent produira de plus grosses pelotes qu'un rapace de petite taille.
    Celles du HIBOU MOYEN-DUC ont cette taille,

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    5 cm de longueur pour 2 de diamètre.
    Mais que contiennent ces pelotes, nous l'avons vu plus haut, des matières non assimilées, une fois décortiquées, voici ce qu'elles livrent.

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    En approchant un peu plus nous pouvons apercevoir des os, fémurs, tibias, crânes, mâchoires inférieures ...

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    Cette opération de dissection a été faite sur le terrain et, est bien entendu perfectible, beaucoup de petits os n'ont pas été triés.
    Quel intérêt me direz-vous de passer du temps sur ce genre d'opération, bonne question!
    Avec un bon guide d'identification nous pouvons affirmer que :
    Tel ou tel rapace se nourrit de tels ou tels autres micro-mammifères. C'est ce que nous appellerons une preuve scientifique formelle. C'est grâce à ce genre d'analyse que les défenseurs de ces oiseaux ont pu prouver l'utilité de ce petit peuple de la nuit et faire cesser les persécutions imbéciles dont ils étaient l'objet. ( je précise que le combat n'est pas terminé ils y a encore des obscurantistes qui sont de véritables nuisibles pour ces oiseaux et bien entendu ils habitent ... les campagnes !)
    Mis à part les os non digérés il y a également les poils représentant à peu près 70 à 80 % du contenu de la pelote.
    Comme tout bon curieux de la Nature et photographe de surcroît, je me suis dit « Et s'il était là, perché dans le coin ».
    Je me suis mis à sa recherche... j'ai parcouru le petit bois, les yeux au ciel, fouillant le moindre tronc, la moindre branche, avec le secret espoir de le découvrir.
    Je me dirigeais vers mon matériel laissé un peu plus loin et ... là à une hauteur de 4 mètres branché il me regardait... non pas possible ! je rêve, il va s'envoler, non, il restait là à me fixer, je me dirige vers mon sac, un coup d'œil, il est toujours là, je continue à assembler mon téléobjectif, et je fait deux ou trois prises de vue pour assurer, je m'approche ...là il va s'envoler, c'est pas possible, et non, autres photos , je continue ma progression, mais  une distance de sécurité venait d'être franchie, il s'envola sans un bruit (nous reviendrons sur le vol silencieux des rapaces nocturnes dans un prochain article).

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    Mais en réalisant les photos,mon attention fût attirée par son regard,  cet oiseau semblait avoir un œil "aveugle", pas d'iris... jugez plutôt,

    Hibou_moyen_duc_02

    Autant l'œil droit a l'iris orangé caractéristique de l'espèce, autant l'œil gauche est noir, paraissant sans vie, mais il est bien brillant et n'est donc pas crevé. Étrange tout de même.