CONNAISSANCE VÉGÉTAUX

samedi 19 juillet 2008

-LE BAGUENAUDIER (arch)

-Voici un arbre, ou plutôt un arbrisseau, puisqu'il n'atteint pas à maturité, la hauteur des arbres, (les arbrisseaux, par convention ne dépassent pas les quatre mètres de hauteur). Un arbrisseau, donc, assez remarquable, surtout lorsqu'il porte des fruits, c'est à ce moment qu'il se fait remarquer.

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Dessin extrait du site http://www.tela-botanica.org/eflore/BDNFF/4.02/mn/18614/information


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Le reste du temps, ce ne sont pas ses folioles légèrement "pubescentes" ( recouvertes de fin duvet comme les joues des très jeunes hommes, pubères) disposées régulièrement le long du pétiole qui retiennent la vue. Le nom, imparipennées par contre a de quoi surprendre, en langage commun, cela signifie que sur le pétiole, sont disposées de petites feuilles appelées folioles, qu'elles sont en nombre impair, et que l'une d'elles à poussée à l'extrémité.
Tout de même !

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Il préfère les sols calcaires orientés au sud de notre cher pays, présent dans l'est mais également dans les Pyrénées, il semblerait plutôt rare dans le centre. il est très souvent acclimaté ici ou là, surtout dans un but de décoration.

Baguenaudier

À voir ses fleurs, il doit faire partie, sans aucun doute de la même famille que les petit pois de nos jardins. En effet il fait partie des légumineuses, ou fabacées, tout comme les Genêts, les Cytises, les Lupins etc,

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Le Baguenaudier en latin Colutea arborescens, se fait appeler également arbre à vessies... Là au moins pas de méprise.

Ce qui amène les défenseurs de la "médecine" des signatures à penser que l'on peut soigner les ballonnements intestinaux, par l'absorption de différentes parties de cet arbuste, ce qui est FAUX.

Il paraît, je dis il paraît que ses gousses "explosent" en projetant les graines assez loin, cela demande à être vérifié.

Chez certaines plantes, il est possible au même moment, d'observer, les boutons floraux, les fleurs et les fruits. C'est le cas chez le baguenaudier.


Baguenaudier_03

 

C'est très intéressant, surtout avec des enfants, ils peuvent sans avoir à attendre, constater l'évolution d'une fleur.

Les graines sont disposées dans la gousse de cette manière,


Baguenaudier_05

 

il est très fréquent de rencontrer au beau milieu de l'hiver, un curieux arbre, décoré de  vessies desséchées, c'est notre ami le Baguenaudier.

À bientôt sur photonaturefontainebleau les amis.

 

mardi 27 mai 2008

-SCEAU DE SALOMON (arch)

LE SCEAU DE SALOMON,

Les légendes, aux origines des religions, parlent d'un roi Salomon qui aurait eu des pouvoirs surnaturels grâce à un anneau qu'il possédait.

Pour la symbolique, vous voudrez bien vous diriger vers les sites "spécialisés" en légendes religieuses.

La représentation de cet anneau se fait sous cette forme,

Anneau_3

Qui, suivant les croyances peut varier. Les espaces libres du cercle et (ou) de l'étoile, peuvent être remplis d'étoiles ou  de points ce qui n'est pas sans ressembler à...

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Une des nombreuses cicatrices présentes sur la racine, plus exactement sur le rhizome, du SCEAU DE SALOMON.

 

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Voici donc élucidé l'origine du nom de cette plante, le SCEAU DE SALOMON nom latin, polygonatum multiflorum  du grec Polus, nombreux et gonu, genou par allusion à la forme du rhizome.C'est  donc la forme des cicatrices présentes sur le rhizome qui a donnée le nom à cette plante. Appelée dans certaines régions, Genouillet, Muguet de serpent,Polygonate multiflor (source : telabotanica). La dissémination est assurée par les animaux consommateurs des baies, ENDOZOOCHORE est le terme utilisé pour qualifier ce genre de propagation. Le SCEAU DE SALOMON est présent sur tout le territoire national.

Chaque année le rhizome s'allonge d'un élément,  voyez ci-dessous,

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Le rhizome ci-dessus est donc d'après ce que nous constatons âgé de 4 ans il "attaque" sa cinquième année.

Ce mode de développement permet à la plante de se déplacer. C'est un déplacement  de quelques centimètres, certe  mais c'est tout de même un déplacement. Les iris de nos jardins ont la même particularité.

Voyez ce petit article qui  nous explique ce phénomène. C'EST ICI

Au cours de l'année la plante produit une tige, et une seule.

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Qui prend naissance sur le rhizome,

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À l'automne, il ne restera qu'une trace de sa présence sur le rhizome,

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Le SCEAU DE SALOMON forme parfois de véritables "colonies",

Sceau1

Le charme de ses fleurs blanches n'est pas sans rappeler celui du muguet,

Sceau3

Les fleurs laisseront bientôt la place à de petites baies noires, très toxiques...

À suivre.

À bientôt sur photonaturefontainebleau les amis.

 

mardi 29 avril 2008

-ARUM TACHETÉ

Le savez-vous en faisant F11 vous agrandissez la page, lecture plus facile.


-EN APPRENDRE UN PEU PLUS SUR L'ARUM TACHETÉ    Arum maculatum HÔTE DES BOIS HUMIDES.

L'Arum tacheté, arum maculata appelé, Gouet, Pied de veau, Chandelle, bite de curé, quine de curé...suivant la région où il pousse, est une plante vivace, le rhizome, passe l'hiver dans le sol est au printemps les feuilles en forme de lance,

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sont les premières à s'épanouir dans les sous-bois humides et frais de la forêt, présente dans toute la France, elle semble bouder quelques endroits du sud de notre pays;

Après l'apparition des feuilles c'est au tour de...  la fleur, une originale,

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Vue de loin, il serait facile pour un néophyte, de la croire carnivore, en effet elle présente certains points de ressemblance avec des fleurs carnivores tropicales.

Elle est "équipée", nous allons le voir d'un piège à insectes, mais tout ce qu'il y a de plus "pacifique". Elle appartient à la famille des aracées comme le philodendron, le dieffenbachia ... La plante est toxique, les sucs sont irritants et  rubéfiants, le contact avec les yeux ou la gorge peut avoir des effets très graves. mais ce sont les fruits  de par leur appétence qui représentent le plus grand danger avec de jeunes enfants, ils sont irritants et peuvent entraîner de sévères troubles digestifs, nerveux, voire cardiaques.

(Voir ce lien  http://www.tela-botanica.org/eflore/BDNFF/4.02/nn/7033/illustration pour une photo des fruits)

Pour l'instant la plante  offre au regard son originale floraison;

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C'est cette partie là qui retiendra notre attention, muni d'un couteau nous allons pratiquer une coupe transversale de ce piège à insectes, oui, il s'agit bien d'un piège, qui au bout d'un "certain temps", libère ses prisonniers...ouf !

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Cette petite massue  violette tirant au brun  émet une très forte odeur de viande en décomposition, et selon certains auteurs, de la chaleur (ceci reste à vérifier).

Sur le  spadice, cette longue tige, sont disposées une série de poils, puis une petite masse de fleurs mâles, et en dessous, les fleurs femelles.

Notons au passage que l'intérieur de la feuille, le spathe, entourant les organes floraux est recouverte d'une substance  gluante. raffinement suprême, qui empêchera les insectes prisonniers de s'échapper en grimpant le long des parois. Voici d'un peu plus près le groupe formé des fleurs mâles et femelles.

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La plante dans toute sa beauté, le spathe largement déployé et la massue délivrant son suave parfum de viande pourrie.

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L'appel est trop irrésistible et les insectes, de petites mouches, ne peuvent y résister et se glissent dans la poche en passant la barrière des poils, mais ce qu'il faut préciser c'est que : Ces insectes pour la plupart, viennent d'être "libérés" d'un autre arum, et ils arrivent chargés de pollen.

Attention  suivez bien les explications :-))

Chez l'arum, ce sont d'abord les fleurs femelles qui s'ouvrent puis se fanent, ensuite s'ouvrent les fleurs mâles ! Il fallait "trouver une solution" car il ne pouvait y avoir de fécondation en l'état.

La solution est fournie par des insectes voyageant d'arum en arum et "purgeant des peines d'emprisonnement". Ingénieux  non !!


Vue de haut la partie supérieure du spathe a été coupée pour faciliter la prise de vue.


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Les insectes prisonniers, vont chercher à s'échapper, impossible, ils se démènent tout chargés de pollen  qu'ils sont, ils fécondent alors les fleurs femelles.

Au bout de deux jours environ, les fleurs femelles fécondées sèchent, puis les fleurs mâles s'ouvrent et déversent une très grande quantité de pollen sur nos prisonniers.

Dernier épisode, la plante entière se flétri, la massue n'émet plus d'odeur, les insectes sont libérés.

Libérés oui, mais porteurs de pollen, et arrive ce qui doit arriver...ils se laissent à nouveau enfermer par un autre arum...

Voyons l'intérieur après avoir pratiqué une ouverture (dans une autre plante, plus avancée),
Xx

Les insectes très nombreux à l'ouverture du piège ne sont plus que quelques-uns, trop "contents" d'être libérés ils ont pris la poudre d'escampette.
Il nous faudrait une loupe pour bien voir le pollen recouvrant l'insecte.

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Les jours passeront une belle grappe de fruit rouges apparaîtra sur ce qui reste du spadice...mais cela c'est une autre histoire !

La vie tourmentée des arums ne s'arrête pas là.

Plusieurs spadices coupés dans le secteur attirent mon attention, étrange... des spathes encore enroulées sont retrouvées sur un chemin proche, après enquête je m'aperçois que seul la massue a été consommée (est absente).

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Il s'agit presque d'un travail "chirurgical" étrange...

Je ne tarde pas à découvrir la vérité, l'auteur de ces "cambriolages" est un blaireau, les nombreuses crottes fraîches au fond de leurs pots

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et les empreintes fraîches ont trahi maître tesson.


À bientôt les amis sur photonaturefontaienebleau.


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EN SAVOIR PLUS L'ARUM TACHETÉ:

LIEN 1

  
 

mardi 18 mars 2008

-ARBRES TORTURÉS ET TAILLE DES ARBRES

-ARBRES "TORTURÉS" et COMMENT TAILLER LES ARBRES.

Bien entendu il n'est pas question de traiter ici d'un sujet qui peut-être fait par des "spécialistes" de la taille. Mais méfions nous quand même de ces journaliers  traînant les rues et proposant à qui le veut, des élagages à des prix "discount", non seulement ces personnes le font en dépit du bon sens,  mais  sans aucune garantie.

Avant d'aborder ce petit propos sur la taille, j'aimerais me faire l'avocat des arbres et vous montrer quelques "tortures" infligées à nos compagnons.

Voici donc des photographies réalisées dans nos  campagnes, ces arbres sont la propriété de quelques autochtones du cru, qui bien entendu, ont tout à apprendre aux ignares des villes que nous sommes.

Celles-ci, je les intitulerais, "bon j'ai pas le temps de planter un piquet pour ma clôture"

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Celles-ci je les nommerais "j'peux pas faire mon feu plus loin ni le surveiller"

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Celles-ci, je les appellerais "je ne sais pas tailler les végétaux, mais je le fais quand même"

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PHOTO N° 2

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Je pourrais, bien entendu multiplier les exemples, que nous sommes amenés à rencontrer, dans la campagne mais aussi dans nos villes, combien d'opérations malheureuses effectuées sur les arbres, réduisent considérablement leur durée de vie et provoquent à court terme, leur mort.

Un arbre n'est pas un objet mais un structure vivante qui  mérite un peu d'égard de notre part. Je ne suis pas partisan de la taille des arbres, je n'aborde pas ici le cas des arbres fruitiers mais des arbres d'agrément.

La taille ne devrait intervenir que dans une absolue nécessité de sécurité, d'encombrement, ou de problème de voisinage.

N'oublions jamais qu'une taille est "traumatisante" pour le végétal et cela n'a rien de naturel. Je parle en  Naturaliste, nous sommes bien d'accord, pas en producteur de bois, de fruits etc.

Il y a donc des règles à observer pour effectuer une taille réussie, il nous faudra observer la Nature. Comment procède-t-elle pour élaguer naturellement ses branches devenues inutiles.

Le manque de lumière sur une branche provoque généralement sa mort, en effet, rien ne sert de conserver une branche ne portant plus de feuilles.

Les branches sont là uniquement pour porter les feuilles, et les feuilles pour réaliser la photosynthèse.

La branche devenue inutile meurt et sèche, comme ici, sur ce  jeune frêne

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Nous apercevons tout autour de cette branche morte des cercles, qui servent à soutenir la branche, d'une part et d'autre part à assurer la cicatrisation.Notons au passage qu'il y en a plus sur la partie du dessous, normal ma direz-vous ces renforcements  servent à  soutenir la branche, un peu comme le ferait une cornière soutenant une étagère.

Retenons donc la présence de ce bourrelet.

Le temps va passer la branche morte finira pas disparaître, l'orifice sera petit à petit bouché par le bois produit par "notre" bourrelet.

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Bien entendu ce processus est plutôt long, il faut que le trou se rebouche entièrement, avant que la pourriture ne pénètre dans l'arbre par cet orifice, généralement, cela se passe bien,

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Vous venez de voir des arbres que j'ai taillés suivant le principe que je vais vous expliquer plus loin, mais dans la nature il se produit la même chose sans intervention humaine, ici un hêtre, belle cicatrice, n'est-ce-pas ?

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Comment procéder ?

Voici une petite branche coupée, juste après le BOURRELET CICATRICIEL, ici un frêne,

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À aucun moment de l'opération de taille nous ne devons toucher à l'intégrité du bourrelet que nous apercevons vu de côté.

Une autre photo, ici c'est un arbre, dont les branches ont été mal taillées et bien entendu la pourriture à gagné la course puis pénétré dans l'arbre entraînant sa mort, 10 ou 15 branches taillées de cette façon, la mort de l'arbre est inévitable.

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Voici comment et où il aurait fallut couper,  cette branche, toujours en préservant les bourrelets cicatriciels,

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Coupe entre A et B suivant l'angle indiqué.

Les professionnels de la forêt ne font pas mieux...

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Ces cavités remplies de pourriture ou d'eau, entraînent elles aussi la mort ou un mauvais état sanitaire.

Bien entendu ces cavités sont favorables aux oiseaux.

Nous en arrivons à une taille un peu particulière, mais qui convient bien aux arbres chez qui nous voulons freiner la croissance et le développement.

Il s'agit de la taille en TÊTARD, en les regardant de loin c'est vrai qu'il ressemble à de gros têtards, de là, leur nom. Suivant la région où est pratiquée cette taille spécifique le nom peut changer, têtard, trogne...

En allant sur les liens ci-dessous vous pourrez vous initier à cette taille ou parfaire votre technique.

Il y a des points qu'il ne faudra pas perdre de vue lors des opérations.

Ne jamais endommager les bourrelets de cicatrisation, comme vu précédemment et ne jamais couper une trogne formée, au risque de perdre l'arbre, en effet une étude du laboratoire de biologie végétale de Fontainebleau, avait démontré que, c'est dans la tête formée au cours des différentes tailles, que sont stockés les éléments nutritifs en réserve assurant un démarrage rapide de la repousse au beaux jours.

Voici une photo illustrant les dégâts irréversibles occasionnés à l'arbre à la suite de la coupe irraisonnée des têtes.

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En s'approchant nous distinguons nettement au dessus des repousses un morceau de bois mort et pourri, cet arbre mal taillé ne vivra plus très longtemps.

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Préférez la taille certes plus longue et fastidieuse mais qui assurera la pérennité de votre végétal, comme ici.

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Notons que, le propriétaire de cet arbre a laissé ce que l'on nomme des TIRE-SÈVE, ce sont ces petits bouts de branche dépassant de la tête, partie droite de la photographie.

Il se formera une nouvelle tête à l'extrémité de ce rameau, c'est un choix que nous pouvons faire, il y aura alors au dessus de la boule initiale toute une série d'autres boules ou têtes. Ces nouvelles formes seront baptisées TÊTE DE CHAT.

Le moment le plus favorable à la taille de ce genre d'arbres se situe au début des beaux jours, la repousse assez rapide masquera rapidement le côté inesthétique.

À bientôt sur photonaturefontainebleau.

Un lien très bien fait sur ces arbres spécifiques

COMMENT TAILLER

TROGNES

ENTRETENIR DES ARBRES  TÊTARDS

samedi 23 février 2008

-Herbier facile

-RÉALISER FABRIQUER UN HERBIER RÉSISTANT ET PRATIQUE.

À notre époque où l'informatique règne en maître il est surprenant de vouloir réaliser un herbier, cela parait plutôt  désuet.
Que nous soyons d'accord il ne s'agit pas de récolter les plantes mises à mal par l'agriculture intensive, par les cueillettes excessives, ou de collectionner les plantes rares et protégées.
Non, mais simplement de collectionner les feuilles des arbres, quoi de plus passionnant en effet que de partir à la chasse aux feuilles rares, ou plutôt aux arbres rares.
Rien de répréhensible en effet à cette passion que vous pouvez mener partout ,absolument partout.
Le but n'est pas vous l'aurez compris d'amasser des feuilles pour le plaisir, mais d'apprendre à les regarder, pour les identifier plus facilement dans la Nature et par là identifier l'arbre qui les porte.

J'entends déjà les commentaires,

à quoi ça sert de savoir le nom des arbres?

"Ben" ! à se promener au milieu des tilleuls des châtaigniers des noisetiers des chênes... d'utiliser tel ou tel bois et de savoir à quoi ressemble celui qui a donné  ces planches ce meuble et "pis" aussi de connaître le monde qui nous entoure et surtout de pouvoir échanger, sans NOM pas d'échanges possibles,  c'est tout.
Ha non ! j'oubliais c'est pour voir les arbres autrement que comme des bouts de bois

La première chose à faire, c'est de se munir d'un guide des arbres, je ne vais pas faire de la pub, mais celui que vous choisirez sera à votre convenance, ne choisissez pas pour commencer une encyclopédie intransportable sur le terrain, non! choisissez un guide simple comportant des descriptions détaillées et compréhensibles, avec des dessins plutôt que des photos en effet les photos sont parfois trompeuses, ce qui est valable pour les arbres, pour les guides s'entend, est valable aussi pour les fleurs les oiseaux etc .
Toujours le dessin plutôt que la photo. Le dessin permet de mettre en évidence des détails une couleur par exemple, que ne permet pas la photo.
Cette activité est très enrichissante pour les enfants, en effet il permet d'appréhender la notion de temps, car il faut ramasser les feuilles les faire sécher puis les disposer dans l'herbier.
Vous pouvez échelonner les activités dans le temps, au printemps, en automne ou en hiver.
Cette collection peut se doubler d'une étude sur la vie d'une feuille de la naissance à la mort et à son recyclage naturel.
Quant faut-il ramasser les feuilles, comme je le dis plus haut toutes les époques sont favorables, mais pour les arbres portant de grosses feuilles, et bien c'est le printemps, à peine sortie, la feuille a pratiquement les mêmes caractéristique qu'en été, mais elle est tout petite et rentre dans l'herbier. c'est simple mais il fallait y penser!

Pendant la récolte il faut noter le lieu de collecte, le nom de l'arbre, la saison puis placer la feuille avec ce petit papier dans... un annuaire téléphonique tout simplement, les feuilles ramassées d'une tout autre manière sont rarement identifiées à la maison, par la suite et finissent à la poubelle.

Si vous travaillez dans un centre de loisirs ou que vous êtes enseignant, il faut munir chaque enfant d'un annuaire à son nom, il n'y a plus de problème maintenant ils sont minuscules et très peu épais, on ne part pas récolter des feuilles avec un sac plastique, que diable! (voila un recyclage intelligent je parle des annuaires)

Le séchage demande quelques jours, attention elles doivent être bien sèches pour la méthode de conservation que je vais vous expliquer. un poids est placé sur le bottin.

Vous vous munissez de feuilles de plastique assez épaisse style couverture transparentes utilisées pour confectionner les pages de gardes des mémoires, des bilans ...
Puis de plastique adhésif comme celui utilisé pour recouvrir les livres.
Une perforatrice.
De petites vignettes autocollantes.
D'un classeur à anneaux. la taille dépend de vous. J'ai choisi le format 21x 14,5 cm.
que voici, sans feuillets...

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Et avec...

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Vous réalisez des fiches signalétiques indiquant le nom de l'espèce son origine géographique etc , cette fiche est reproduite à l'aide l'ordinateur ou du photocopieur.
Chaque fiche sera  archivée dans le classeur. Elle accompagne LA feuille que vous placez en sandwiche, entre les deux épaisseurs de plastique.

Comment procéder.Une fois la feuille sèche vous la placez sur le plastique translucide rigide, vous la maintenez en place grâce à de minuscules morceaux de ruban adhésif, puis MÉTICULEUSEMENT vous appliquez le plastique adhésif ATTENTION vous n'avez pas droit à l'erreur, en effet si vous avez mal positionné votre feuille de plastique adhésif et que vous tentez de la décoller c'est la CATA... elle s'enlève mais, avec la feuille d'arbre ou du moins des morceaux.
Avec les jeunes enfants  il est conseillé de le faire ou de les aider sérieusement si non ! :-(

et voilà ce que cela donne..

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Ainsi préparées elles sont indestructibles
 

Vous pouvez également utiliser cette méthode pour conserver des fleurs et chose étrange les couleurs se conservent mais changent, jugez plutôt... étrange, peut-être la réaction avec le plastique ?

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Lorsque je fais des animations avec les enfants ces fiches me sont très utiles, elles sont très appréciées je peux vous le dire,

Généralement c'est
« Ho! c'est beau,  t'as fait comment Jeanpoule ? »

Petit détail coupez les coins du plastique qui peut blesser.
Pour retrouver ces fiches vous pouvez les numéroter, ce numéro renvoie à une liste, les identifier directement comme celle ci-dessus sur l'abeille coupeuse de feuilles.

À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.

À PROPOS SI LE LOOK DE CE BLOG NE VOUS CONVIENT PAS VOUS POUVEZ VOUS RENDRE SUR MON AUTRE BLOG À L'ADRESSE CI-DESSOUS.

Définition :
HERBIER: Ouvrage illustré présentant une description détaillée des plantes, plus particulièrement de leurs propriétés médicinales.

mardi 05 février 2008

-Le tueur de thuyas

Les thuyas disparaissent de nos paysages urbains... adieu et bon débarras !

Comment cet arbre a-t-il pu, en quelque années devenir cette plaie de nos villes et de nos campagnes.

Isolé, c'est un bel arbre, mais conduit comme il l'est, c'est à dire en mur vert, il devient affligeant.

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Thuyas

Thuyas2

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Ce type de haie, mérite bien son nom de BÉTON VERT.

Mais voila  ! toute les bonnes choses ont une fin...heureusement!

Des rassemblements humains importants, une promiscuité  forte,engendrent des catastrophes sanitaires, transmission de virus, de microbes, provoquant épidémies ou  pandémies.

Le monde végétal et animal  n'échappent pas à cette règle.
C'est ainsi qu'à la faveur de cette concentration inhabituelle de végétaux est apparu un petit insecte, de 7 à 10 m/m de long,  LE BUPRESTRE

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Image empruntée sur le site suivant: http://gardenbreizh.org

Lorsque je dis cet insecte est apparu, il conviendrait de dire que ses dégâts sont apparus, en effet, présents depuis longtemps en Europe, mais sous un effectif réduit, il ne s'en prenait si j'ose dire qu'à quelques arbres épars. il vivotait sur les GENÉVRIERS et autres CUPRESSACÉES  . Survint alors une essence exotique le thuya qui offrait à ses larves un  accueil, beaucoup plus favorable, et là, boosté, le bubreste pris son "envol" ses effectifs explosèrent, les pieds de thuya jouant au touche touche, aucune difficultés pour l'insecte à se propager.

L'arrêt de mort des thuyas était signé.

La femelle de ce petit insecte pond des œufs, qui ,devenus des larves vont creuser des galeries et se  se nourrir du bois, cette situation peut durer deux ans.

Planche représentant le genévrier.

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Bien entendu les plantes concernées ne supportent pas un tel traitement et meurent.

Les premiers signes visibles, des rameaux prenant un couleur rousse,

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Puis le "mal" se répand et progresse insidieusement,

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Lorsque le propriétaire procède à la taille, de large "taches" claires aparaîssent par ci par là.

La sagesse consisterait à :
Déraciner les arbres puis à les brûler, où les composter après les avoir déchiquetés, mais je ne suis pas certain du résultat pour ce procédé.
Faute de quoi, non seulement les arbres de cette haie y passeront tous sans exception, mais également ceux du voisinage.
Il n'existe AUCUNS remèdes, pas de moyen de lutte efficace.
Alors que faire.
Et bien c'est le moment de choisir une haie champêtre, composée d'essences diverses et variées.
Inutile d'aller les acheter chez un pépiniériste, faites comme moi. Je me rends chez les agriculteur où les propriétaires de bois et je leur demande gentiment la permission de prélever quelques jeunes arbres, mais vraiment tout petits. Je choisi des sujets sans avenir c a d  qu'il ne pourront pousser parce qu'ils sont à l'ombre d'un grand arbre ou qu'il sont trop serrés etc. Vous pouvez aussi vous rendre dans les carrières et avec l'autorisation de l'exploitant vous prélevez les sujets qui seront de toute façon passés au bulldozer.

Mais je vous l'accorde il faut être patient et écouter pousser!

L'avantage de la haie champêtre sont multiples, changement de couleurs suivant les saisons, fruits divers etc.

Mais vous pouvez aussi construire un mur et mettre des tessons de bouteilles sur le sommet !

Un jardin est le reflet intime de son jardinier, là pas de faux semblant.

Quelques liens bien sentis/

HAIES CHAMPÊTRES             

HAIES CHAMPÊTRES

THUYAS          THUYAS 

À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.       


mercredi 30 janvier 2008

-LE GUI

  Article complété le 22 mai 2008

-Plante PARASITE des arbres le gui.

-«Ho! maman regarde il y a une lune dans l'arbre...»

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-«Mais non mon chéri, c'est une plante qui pousse dans les arbres. Lorsqu'il y a des feuilles on ne la voit pas, mais tu as un peu raison, elle ressemble à la lune»

Et bien si vous le voulez bien, laissons là ces promeneurs et profitons de l'occasion pour parler du gui.
Voilà une plante qui fait l'unanimité autour d'elle, c'est incontestable. Tout le monde s'accorde pour lui trouver tous les défauts.

Pour le Naturaliste que je suis pas de différence avec le reste des plantes.

Si maintenant je me place dans la position d'un éleveur ou cultivateur d'arbres, là, c'est sûr je commence à avoir des problèmes pécuniaires. En effet le gui est une plante qualifiée de parasite par l'homme qui tire profit des arbres, de son bois ou de ses fruits.

Où rencontrer cette plante. Comme le remarquait cet enfant le gui ne pousse pas au sol mais sur les arbres, notre département est constellé de vergers laissés à l'abandon, pommiers pruniers et autres arbres se font une joie de l'accueillir, les peupleraies ( d'une monotonie désepérante) ne sont pas oubliées !

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Il fût une époque où laisser du gui sur ses arbres était puni par le garde-champêtre, mais maintenant il n'y a plus de gardes-champêtres et nos contemporains laissent pourrir les fruits dans les vergers abandonnés.
Il est plus facile  de prendre son véhicule pour aller  dans la grande surface voisine les acheter.

les vergers meurent, et avec eux des races de fruits à jamais disparus au nom de l'uniformisation des goûts.

Le gui, on le remarque surtout, lorsque les arbres sont dépouillés de leurs feuilles, cela nous donne l'impression qu'il y en a partout.

Avant toute chose il faut préciser qu'il existe trois sortes de gui, croissant  sur des essences différentes, le gui des sapins, des pins et des des feuillus c'est ce dernier que nous rencontrons ici dans la région de  Fontainebleau.

C'est avant tout grâce, ou à cause (c'est selon) des oiseaux qu'il arrive à se disséminer un peu partout.

Voici une fauvette à tête noire qui ne semble pas me contredire...

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Remarquez combien elle a du mal à se défaire des longs fils visqueux du gui,

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(Aujourd'hui 21 mai je viens d'ajouter ces deux clichés)

Ses fruits arrivant à maturité en hiver sont les bienvenus pour beaucoup de nos amis à plumes.

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La baie renferme une graine très coriace qui résiste aux acides  gastriques et ne demande qu'une chose pour germer, être sur un arbre, avec les oiseau c'est tout bon.

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Mais raffinement suprême,cette graine est contenue dans un liquide visqueux et collant  qui favorise son adhérence aux arbres.

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Cela lui permet de pousser à des endroits surprenants, à la verticale du tronc ou même en dessous des branches.

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Collée à l'écorce il ne lui restera plus qu'à germer... ou à se dessécher.

Une fois épuisées les réserves contenues dans la graine il faut que la jeune plantule se développe, et nous l'avons vu le gui pousse sur les arbres, donc... système D c'est les autres qui vont travailler pour elle (c'est un peu comme chez nous non ?) « Arrête jeanpoule ton mauvais esprit »

C'est grâce à des suçoirs pénétrant sous l'écorce quelle arrive à se nourrir de la sève circulant dans le LIBER de son hôte.

En surface rien ne laisse présumer du drame se déroulant sous l'écorce,

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Un renflement c'est tout, mais si vous sectionnez par le milieu cette branche, le mystère est levé,

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Quelques coups de pinceau et le tour est joué, les suçoirs apparaissent, j'ai complété les branches sectionnées.

Gui7

 

Il est à noter que le suçoir semble avec le temps s'enfoncer dans le bois, en fait non, la partie du suçoir captant la sève doit afin de rattraper la croissance de l'arbre s'éloigner de l'endroit où il a pris naissance c'est ce qui donne cette impression. Cette partie captatrice doit absolument rester au contact du LIBER, c'est à dire juste sous l'écorce.

À la mort de la branche il ne reste qu'un moignon percé de nombreux trous, ce sont les emplacements occupés précédemment par les suçoirs.

Gui003

 

Comme dit plus haut le gui "pompe" la sève de son hôte, si le gui prolifère sur un arbre il provoquera sa mort en le privant de nourriture.

Si l'arbre ne supporte qu'un plan de gui c'est la branche qui meurt sèche et tombe, comme ici,

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Le gui est un plante dioïque, il existe donc des pieds femelles et des pieds mâles qui peuvent être proches ou éloignés l'un de l'autre.

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Un pied de gui peut vivre environ trente ans s'il n'est pas coupé pour en faire commerce au moment de la nouvelle année.

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notez le prix de vente de ces petits bouquets... Hallucinant ! il a dû être coupé par un joyeux barde avec sa faucille d'or (entre parenthèse c'est une légende, je parle de la faucille en or).

Et comme le mois de janvier n'est pas fini et bien embrassons nous sous le...

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prenons garde de ne pas confondre boules de gui et nids de corneilles ou de corbeaux freux...

20080422_traces_indices_nid


 

À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.

DIOÏQUE : B.− BOT.  (Plante) dont les fleurs mâles et les fleurs femelles se trouvent sur des pieds séparés. Végétaux dioïques, floraison dioïque.  À ces époques d'essai où n'existaient ni les fleurs dioïques ni les animaux unisexués, à cet hermaphroditisme initial (Proust, Sodome, 1922, p. 629). Le houblon est une plante de la famille des Urtacées; elle est grimpante et sa floraison est dioïqueBoullanger, Malt., brass., 1934, p. 57) : Il y a [des arbres] (...) où les sexes [des fleurs] sont séparés, soit sur le même individu, soit sur des individus différents. La première classe s'appelle monoïque; la seconde, dioïque.Baudrillart, Nouv. manuel forestier, t. 1, 1808, p. 51.Prononc. et Orth. : [djɔik]. Mais diérèse [diɔik] ds Pt Lar. 1968, Lar. Lang. fr. (cf. aussi ds Gattel 1841, Nod. 1844, Littré et DG). Le mot est admis ds Ac. 1835-1932.  Étymol. et Hist. [1768 Valm. d'apr. Lar. Lang. fr.]; 1778 (Lamarck, Flore fr., t. 1, § 425).  Adaptation du lat. sc. dioicœ (plantœ) ds Lamarck, loc. cit. (du gr. δι- « deux fois » et de ὀικία « maison ») ces plantes ayant les fleurs mâles et les fleurs femelles sur des pieds différents. Fréq. abs. littér. : 4. (

 

PARASITE : −BIOL. ANIMALE ET VÉGÉT.   Organisme animal ou végétal qui, pendant une partie ou la totalité de son existence, se nourrit de substances produites par un autre être vivant sur lequel ou dans les tissus duquel il vit, lui causant un dommage.

LIBER : BOT.    Tissu conducteur de la sève élaborée dans diverses parties d'une plante vasculaire (racine, tige, feuille) et composé de tubes criblés, de parenchyme et parfois de fibres. On appelle (...) sève élaborée le flot qui descend (...) par les canaux du liber, de l'écorce (Pesquidoux, Livre raison, 1928, p. 17).

samedi 19 janvier 2008

-Bédégar rosier églantier et compagnie ...

Attention les lignes qui suivent sont données à titre de documentation elles ont été prises au hasard sur la toile.

Elles sont là pour démontrer que les sciences Naturelles ont encore du chemin à faire...

Auteur rosier..bédégar
hendy


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Ville: Québec
Posté le: 2004-04-16 11:13   
Attention ce printemps il y a beaucoup de
bédégar (cynips du rosier) apparent sur les rosiers, il serait prudent de les enlever et de les bruler.. car j' ai même retrouver de petites larves vivantes dans les renflements..

Passons maintenant aux choses sérieuses, de quoi s'agit-il, fidèles à nos habitudes voyons tout d'abord une photographie de ce bijou, prise il a quelques heures, par notre détective privé.

Bedegar

 

Vous l'avez sûrement rencontré au cours de vos sorties champêtres, il s'agit comme dit plus haut d'un bédégar, vous pourrez l'observer plus particulièrement sur les rosiers sauvages appelés également ÉGLANTIERS, son nom  apparut pour la première fois dans notre langue en 1425,  est formé du persan  "bâd" signifiant vent, souffle et  de l'arabe "ward" signifiant rose.

Bédégar désigne cette crinière chevelue, ressemblant, c'est vrai à une chevelure volant au vent. La question qui se pose immédiatement à tout bon observateur est « D'où vient cette chose ? ».
La réponse est simple, mais il a fallu que quelqu'un ait la curiosité de démonter, de décortiquer ou de couper cet assemblage hétéroclite.

J'ai, comme ces premiers Naturalistes, réitéré cette opération et je vous en  livre les résultats, en photo s'il vous plaît.

Bedegar4

Une fois un morceau enlevé, il apparaît clairement que ce bel objet abrite une, ou plutôt des cachettes.

Mais à quoi peuvent-elles servir, et bien là encore une photographie sera plus "parlante",

Bedegar3_2

Alors !
Hé oui il s'agit d'une larve, chaque loge est occupée par une larve, mais attention il arrive fréquemment que plusieurs espèces profitant de l'aubaine offerte par cet abri (après son développement), viennent y déposer leurs œufs, mais une seule espèce d'insecte est à l'ORIGINE de la formation cette excroissance il s'agit d'un cynips son nom Diplolepis rosae.

20080118_divers003

le dessin le représente très fortement grossi... il a la taille d'une petite mouche, comme celles fréquentant votre demeure.

 Attention ne pas confondre avec Diplolepis eglanteriae  produisant des galles rondes (ça c'est pour les spécialistes), même sur Wikipédia j'ai dû rectifier cette erreur.


Bedegar2

 

je résume pour ceux qui dormaient au fond, Diplolepis rosae (Madame)  en balade  aperçoit une branche de rosier sauvage, à l'aide de sa TARIÈRE elle creuse une cavité dans laquelle elle dépose ses œufs mais également un liquide mystérieux, et c'est CE liquide qui provoque une dégénérescence donnant naissance au bédégar. Il faut mentionner que cet insecte ne "s'attaque" qu'aux églantiers et aux rosiers. On peut dire de lui que c'est un spécialiste.

La personne qui tient rubrique jardinage, sur le net , voir article ci-dessus jugeait étrange la présence de ces petites bêtes dans ce bédégar et bien je puis vous assurer que c'est normal, ces petites bêtes sont chez elles.

Voici donc levé le mystère du BÉDÉGAR.

Bedegar1

 

L'hiver fini, desséché, dépenaillé il laissera s'échapper ce petit peuple (composé, je le rappelle des cynips mais aussi de ceux ayant trouvé refuge dans le bédégar) qui commencera une nouvelle vie et pour les petits  cynips qui en sortiront et bien... Ils feront comme leurs "parents" et la boucle sera bouclée.

À bientôt les amis sur photonaturefontainebleau.


Tarière: oviscapte, subst. masc. Prolongement de l'abdomen de certaines femelles d'insectes leur permettant lors de la ponte de placer les oeufs à certains endroits ou dans certains milieux choisis. Ils [les appendices terminaux de l'abdomen] se combinent avec les épimères des trois derniers segments abdominaux pour constituer un organe de ponte, l'oviscapte (E. Perrier, Zool., t.1, 1893 p.1162).

Églantier:ÉGLANTIER, subst. masc.BOT.  Rosier sauvage en arbrisseau buissonnant, aux tiges couvertes d'épines larges et recourbées, aux feuilles dentées, vertes, aux fleurs d'un rose pâle ou blanches, aux fruits oblongs, d'un rouge vif, renfermant des semences enveloppées de poils. Branche, buisson, fleur d'églantier. (Quasi-)synon. cynorrhodon, gratte-cul (pop.).  Un églantier étendait ses surgeons, et les petites roses dont il était semé avaient des cœurs en poudroiement d'or (Pourrat, Gaspard, 1930, p. 292).  Cf. aussi aiglant ex.

 

mardi 01 janvier 2008

-Balais de sorcière

Connaissez-vous le balais de sorcière ?
Non ! et bien vous avez bien fait de vous arrêter ici, je vais en effet vous donner quelques explications sur cette curiosité de la nature.

Ces excroissances ne doivent pas leur présence aux..

Copiede20071227_power022

Mais d'un dérèglement hormonal de l'arbre. Cette appellation vient du fait que, les sorcières se déplacent, c'est bien connu, sur des balais

Une photo pour fixer notre propos, puis nous passons aux explications,

Balai02
De loin nous pourrions le prendre pour un nid, c'est vrai mais de près la confusion n'est plus permise,

Balai

Des branchettes donnant l'apparence d'être bien rangées.
De quoi s'agit-il. Du dérèglement du fonctionnement de l'arbre provoqué par un champignon ayant infesté l'arbre ici un jeune CHÂTAIGNIER, ces dérèglements entraînent  des aberrations parfois surprenantes. L'arbre pour se "défendre" produit des tissus supplémentaires.

Les observations de balais de sorcière les plus fréquentes se feront ici à Fontainebleau sur des résineux comme le PIN SYLVESTRE  (plus fréquent que les autres essences forestières, ceci explique cela)

Voir ici quelques liens en rapport avec des parasites forestiers :

CHANCRE

BALAIS SORCIÈRE RESINEUX

à bientôt sur photonature les amis,

jeudi 27 septembre 2007

-Un étranger en forêt de Fontainebleau

En automne  la grande majorité des arbres produisent leurs fruits, parfois au détour d'un chemin forestier il arrive de faire d'étranges rencontres.

C'est le cas aujourd'hui avec cet arbre,

Cognassierl

Cognassierl01

Et oui, il s'agit bien d'un Cognassier ayant élu domicile en forêt de Fontainebleau.

Les fruits sont typiques à l'espèce et permettent une identification rapide de l'arbre.