-Pleurs en forêt
-"Pleurs" telle est la dénomination de ces suintements prenant parfois la forme de petites "fontaines", ce nom local est bien choisi, en effet, que ce soit ceux d'un enfant par exemple ou ceux de la vigne aux printemps, ils ont la même caractéristique, ils ne durent pas longtemps.
Ces "fontaines" temporaires, mises en valeur pour certaines d'entre-elles, par notre "primo-aménageur" Dénécourt, ont deux origines.
Ce schéma très bien fait est emprunté au site réalisé par Mr Médard Thiry de l'école des mines.
Je ne peux que vous conseiller de vous rendre à cette adresse si vous
vous passionnez pour notre forêt de Fontainebleau, le site a été
remanié, c'est un régal de pédagogie.
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-la première, présence d'une dalle de grès, retenant les précipitations, puis évacuation lente par gravité, favorisée par une fracture naturelle, ou par un fracture résultant de l'extraction du banc rocheux par les carriers.
Comme ici,
L'eau , absorbées par la végétation va s'accumuler sur la platière grèseuse puis lentement pourra soit s'infiltrer dans le sable sous-jacent ou prendre la forme d'une "fontaine", généralement en bordure du banc rocheux.
L'inertie est relativement importante et dépend étroitement du volume des précipitations, mais aussi de la couverture végétale, les mousses entrent dans une grande part dans le pouvoir de rétention d'eau d'une platière.
La fontaine au débit important quelques jours après la pluie verra son activité décroître au fil des jours puis se tarir.
Une des conditions essentielles est que la charge de la platière soit réalisée, c'est à dire que, végétation, mousses, terreau sont gorgés d'eau, et que tous les creux divers et variés de la platière sont remplis à ras bord, le surplus pourra alors s'écouler par les fissures, ou en bordure de banc.
Une pluie de quelques heures, après des mois de sécheresse ne permet pas l'alimentation des "fontaines".
c'est donc une des raisons qui font que certains parmi vous n'ont peut-être jamais vu d'eau à telle ou telle autre "fontaine".
-La seconde origine, présence d'une couche argileuse retenant l'eau.
Ce type de "fontaine" se rencontre à fontainebleau, entre autres au Mont Chauvet.
Ci dessous un schéma emprunté au même site.
Cette "fontaine" est plutôt un puits, creusé dans une couche argileuse retenant une nappe phréatique de peu d'importance, alimentée elle aussi par les précipitations.
À bientôt sur photonature les amis.

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