NOUVEL ARTICLE

lundi 26 novembre 2007

-Nichoir à faire soi même.

Quoi de plus valorisant que de confectionner un nichoir, et de le voir occupé au printemps suivant.
Mettre en accord ses idées et ses actes, en recyclant du bois abandonné.

Tout d'abord le contexte :

J'habite un village possédant de nombreux bois de Robiniers faux acacias Robinia pseudoacacia, ces arbres présents sur ma commune sont les descendants d'arbres plantés il y a des décennies dans le but de fournir des piquets, aux vignes, très répandues il y a un siècle et aux parcs à bestiaux.

Originaire d'Amérique du nord il fût introduit en  France par un homme nommé... Robinier, jardinier botaniste du roi Henri le quatrième. Son bois est très dur et imputrescible (qui ne pourri pas). Ce qui explique son utilisation à l'extérieur.

Les bois dont nous parlions plus haut, sont parfois exploités et les bûcherons n'aiment pas s'embarrasser de bûches creuses, et ...

J'ouvre une parenthèse, je ne comprends toujours pas pourquoi c'est généralement le coeur des robiniers qui disparaît en premier alors que ce bois est réputé plus dur et solide que celui de la périphérie.

Peut-être y-a-t-il un lecteur qui nous donnera la réponse ?

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C'est là que j'interviens, en récupérant auprès de ces hommes, leurs déchets, à qui je donne une seconde vie!

Voici donc la méthode que je vous livre aujourd'hui pour transformer un bûche creuse un un magnifique nichoir... imputrescible ;-)

C'est parti, au fur et à mesure de l'avancement des travaux vous verrez les outils qui sont nécessaires.

Je choisi le côté où la cavité est la plus étroite puis je taille en biseau le tronc,

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Voila ce que vous obtenez, un côté droit : le fond, un côté incliné : le toit. Il peut arriver que la bûche soit assez longue pour confectionner deux nichoirs. raffinement suprême !

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Il me faut percer maintenant un trou, c'est la porte d'entrée des locataires, attention suivant la dimension vous acceptez ou refusez telle ou telle espèce.

Comment savoir ? Très simple consultez le numéro 60 de notre journal favori, LA HULOTTE

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Vous avez décidé de l'espèce que vous vouliez accueillir ? Muni d'une perceuse équipée d'une mèche vous percez un avant-trou, comme ceci,

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Puis à l'aide' d'une scie cloche, du bon diamètre  (celui correspondant à l'oiseau) vous "attaquez" la paroi de la bûche, attention bois dur signifie que ça chauffe, et retour de perceuse. Tenir fermement!

Pas de chance je suis obligé de faire une série de trous à la mèche sur le trait de scie car ma scie cloche ne va pas assez profond,

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Puis de terminer le perçage à l'aide d'une gouge,


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Voilà ça y est le trou est percé, non sans mal,


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« Ho ! Jeanpoule, on dirait que c'est un pic qui a fait le trou ! t'es doué quand même !»
« Mais non, mais non !»

Bien nous allons maintenant nous occuper de la fixation de ce nichoir, juste sous le niveau du toit je pratique deux orifices, toujours à la perceuse,


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J'y passe un fort fil de fer en double, il ne faut pas que le nichoir se décroche provoquant des blessures aux passants ou qu'il tombe avec ses occupants.



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Après avoir choisi une planche de deux centimètres d'épaisseur ou plus, je découpe un toit,


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Que je fixe avec des pointes?


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Ce toit sera recouvert de zinc afin d'assurer sa pérennité,


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Je n'enfonce jamais totalement les clous,me permettant ainsi d'intervenir sur le nichoir sans tout détruire.
Nous allons maintenant, araser l'autre bout de la bûche afin que la planche adhère parfaitement au fond,


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deux pointes à peine enfoncées permettent d'effectuer le tracé qui nous servira à découper le fond
,

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Remarquez que la forme du fond épouse parfaitement la forme du tronc, je cloue quatre pointes autour de fond du nichoir, elles me serviront à maintenir le fil de fer tenant le fond,  le nettoyage sera facilité, (effectivement il faut après la saison de nidification ,en hiver, nettoyer les nichoirs, qui sans cela se rempliraient bientôt et ne pourrait plus être occupés)


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je retourne l'ensemble, je passe le fil de fer dans un bout de tuyau d'arrosage (pour ne pas abîmer l'arbre supportant notre nichoir) une boucle et,


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Voilà la "bête" en compagnie de l'outillage dont je me suis servi.

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Elle est pas belle ma cabane à oiseaux ?



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Elle n'attend plus que ses locataires.
Si vous êtes comme moi un fouineur, vous pourrez même trouver des anciens nids, comme ici ,de pic épeiche, abandonnés par les bûcherons, et bien "ça" économise un trou puisqu'il est déjà fait et hop un fond, un toit et le tour est joué,

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«Ha! Jeanpoule toujours imité, jamais égalé, tu nous épates!»
«Mais non ! mais non !»

Et voici le nichoir installé, il ne restera pas là car il y en a déjà un pas très loin.


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Vous allez dire que j'invente que j'affabule, le nichoir fini, , je terminais mon repas(la fenêtre donne juste sur le jardin où est installé ce nichoir), je contemplais mon oeuvre, lorsqu'une une mésange qui inspectait le lierre vient se percher sur le bord du trou d'envol du nichoir, c'est pas beau la Nature ?

À bientôt sur photonaturefontainebleau.












 

lundi 19 novembre 2007

-Rapaces perchés

L'utilisation des perchoirs chez les oiseaux.

Les oiseaux "défendent-ils" leurs perchoirs habituels, cela ne semble pas être le cas, car lors d'un même après-midi et à peu de temps d'intervalle deux rapaces, une Bondrée apivore Pernis apivorus et un Épervier d'Europe Accipiter nisus ont utilisé les mêmes perchoirs, ont posés leurs pattes pratiquement au même endroit.
Jugez plutôt.

La Bondrée apivore

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Et  l'Épervier d'europe. Premier perchoir.

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Second perchoir. La Bondrée apivore.

Bondree

Et l'Épervier d'Europe.

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Une étude sérieuse et... patiente permettrait peut-être de définir les caractéristiques d'un bon perchoir.

Par contre, toujours la même journée une Bondrée immature est venue elle aussi prendre son bain, elle accompagnait si je puis dire la Bondrée dont nous avons parlé plus haut et à aucun moment elle n'a choisi le même perchoir que l'adulte. Les jours suivants même scénario, il semblerait donc y avoir chez la même espèce un genre de préséance ou d'appropriation des perchoirs.
la Nature est comme je le dis souvent, une école du tâtonnement plus que de certitude.

À bientôt sur photonaturefontainebleau.

mardi 13 novembre 2007

-Gestion surprenante des plantes protégées.

Avant de partir dans les explications, voyons quelques photographies prises, sur la platière des Couleuvreux en forêt domaniale de Fontainebleau et non dans une zone pavillonnaire avant construction.

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Un chemin tracé à l'aide d'un gros engin au travers de la tourbière, là où il n'y avait que végétation (ha ! oui, il existe en forêt de Fontainebleau des tourbières, allez sur ce lien pour plus d'informations).

-   NATURA 2000


-   ZONE DES COULEUVREUX

Bien, continuons la visite en compagnie de notre bulldozer !

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Là nous arrivons en vue de la mare, c'est bien propre n'est-ce- pas ?

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Voilà une partie de la mare après "recalibrage"

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Là "ils" en ont profité pour faire le ménage aussi,

Nous vivons tout de même une époque surprenante, voici deux plantes protégées au niveau régional,

L'Uticulaire  Utricularia.  [Lien pour en savoir plus sur cette plante ici]

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Et

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Le Fluteau fausse renoncule Baldellia ranunculoides   [lien pour en savoir plus sur cette plante]

Ces deux plantes protégées poussent, enfin, poussaient là où les éco-gestionnaires-en-gros-sabots sont intervenus.

Alors je ne suis pas obtus, mais il me faudrait, quelques explications pour que je comprenne.
Des plantes protégées sont détruites, le lieu où elle poussaient, passé à la trappe, au fait, où est partie la terre qui a fait l'objet du décapage ?
Les amphibiens  (il y en avait sûrement un ou deux faisant partie d'une espèce protégée) qui coulaient des jours heureux dans la vase, sont partis eux aussi, en voyage dans un camion benne.
Alors dites  moi simplement pourquoi de pareils faits se produisent en forêt de Fontainebleau dans  une zone classée en réserve dirigée.
Je comprends maintenant pourquoi  certains gestionnaires sont contre le Parc National de la Forêt de Fontainebleau, et pourquoi certains protecteurs de la nature émettent des doutes sur le statut de Forêt de Protection.

À bientôt sur Photonaturefontainebleau.

lundi 12 novembre 2007

-Sanglier des bois.

Le sanglier des bois est plus gros que le sanglier des prés...

Non ! c'est une bêtise ! Je vous raconte cela, parce qu'un article  dans une revue de PAN (Protecteurs Armés de la Nature) il y était question d'animaux de la même espèce mais qui suivant les conditions du biotope occupé, auraient des tailles différentes, exemple, sanglier, lièvre etc... Il y aurait donc des sangliers des bois des prés etc.

Jusqu'à présent il n'y avait qu'une seule espèce mais la génétique faisant d'énormes progrès dans certaines régions  il faut s'attendre à tout, je peux par contre vous affirmer qu'il existe des sangliers des bois mais aussi des  sangliers des congélateurs   ;-))

Restons sérieux et parlons du Sanglier .

J'ai eu l'occasion ces jours derniers de rencontrer un arbre assez surprenant par sa forme,


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Le voici, j'en convient il n'est pas extraordinaire, mais notre ami, le sanglier l'a trouvé à son goût, et a mis à profit sa déformation.


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Regardez bien sa forme, la partie touchant le sol offre à notre ami un parfait "grattoir" .Il est difficile en effet, pour un sanglier de se gratter le ventre et les côtes en même temps et bien là, le problème semble résolu.


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La terre souillant le tronc et l'écorce usée, par le passage répété des poils,  sont une preuve suffisante.

À bientôt sur photonaturefontainebleau.

mercredi 07 novembre 2007

-Rougegorge...s

Nouvelles de mon jardin de curé,

Après bien des jours de conflit, les voici enfin établis sur leur territoire,


Rougegorge2


les négociations ont dû être difficiles car les chamailleries entre ces trois rougegorges ont bien durées trois semaines,


Rougegorge


Maintenant on chante tranquillement sans être interrompu, par un gêneur, mâle et femelle se querellent encore un peu mais c'est insignifiant.
Sitôt que je remue un peu de terre en voilà un qui arrive et sans crainte aucune se met à inspecter minutieusement mes travaux, mais ce qui l'intéresse ce n'est pas ma personne comme je pourrais être tenté de le croire, non ! c'est le petit ver ou le petit animal mis soudain à la vue de tous.
Ils n'ont plus de soucis à se faire pour leurs obsèques ceux là.
Avez-vous remarqué comme ces oiseaux si farouches aux premiers jours de printemps deviennent si confiants à l'arrivée des mauvais jours, je n'ai pas trouvé d'explication à ce fait.

C'est l'occasion rêvée pour leur faire des photos d'identité...


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Souhaitons que les chats, redoutables chasseurs n'en fassent pas leur ordinaire.
Si vous aussi, vous voulez les observer, répandez sur le sol  dans un endroit bien dégagé (qu'ils voient arriver les chats)  mies de pain,  brisures de noix ou de noisettes.


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Une grand-mère de ma connaissance me racontait qu'elle avait depuis au moins dix ou quinze ans toujours le même rougegorge dans son jardin.
Hélas la pauvre dame ne savait pas que l'espérance de vie d'un Rougegorge est de un à deux ans pas plus, et dés qu'il meurt un autre le remplace, en tout point pareil, alors de là à conclure comme cette vieille que c'est le même...
C'est un peu comme pour les Taupes le terrain débarrassé de cette ennuyeuse locataire il en arrivera bien vite une autre dès que la place sera libre.

À bientôt les amis.