-PHOTOGRAPHIES DE CAVITÉS SOUTERRAINES (arch)
-PHOTOGRAPHIES DE CAVITÉS SOUTERRAINES, GROTTES,CARRIÈRES, SOUTERRAINS ETC, OU LA DIFFICULTÉ D'ÊTRE SEUL DURANT LA PRISE DE VUE.RETOUR SUR EXPÉRIENCE.
J'ai été amené dernièrement à réaliser des clichés d'une carrière souterraine, au nord de Paris, et après différents tâtonnements, mais également face au peu de renseignements collectés sur la "toile", j'ai décidé de vous faire part de mes expériences en ce domaine.
Toutes les photographies se faisant dans l'obscurité la plus complète, il est nécessaire de se munir de lampes, les lampes munies de LED donnent de bons résultats surtout lors de la prise de vues, en pose longue, avec balayage.
Une lampe torche pour les déplacements et 3 ou 4 lampes pour le balisage des cavités.
Avant toute chose il est prudent de prévenir une personne de votre entourage lui précisant, que vous allez procéder à des prises de vues, en lui indiquant l'endroit précis où vous vous rendez, l'idéal étant que cette personne se rende en votre compagnie sur les lieux même quelques jours avant les prises de vue, afin de bien mémoriser l'endroit. Y aller à plusieurs peut donner un sentiment supplémentaire de sécurité, l'idéal est d'y aller à deux.
Dans mon cas j'étais seul et c'est là que les problèmes techniques ont commencés.
Les photographies se font en poses longues l'appareil étant fixé sur un solide trépied.
Un câble de déclenchement est nécessaire, afin d'éviter de transmettre des vibrations à l'appareil.
Un ou deux flash d'appoint sont nécessaires afin d'obtenir de bons résultats en les déportant de l'appareil. Une cellule de déclenchement peut rendre de grands services.
Après avoir cherché un bon rapport, sensibilité diaphragme, j'en suis arrivé au "couple" suivant 400 ISO pour un diaphragme de 11.
Pour le déclenchement, il me suffisait de mettre le retardateur, je disposais alors de quelques secondes avant que l'appareil se place en pose longue. À la suite de quoi je pouvais me déplacer dans l'obscurité et donner par ci par là quelques coups de flash afin d'éclairer la cavité.
Dans ce domaine, tout est fait au "pifomètre" l'avantage du numérique, dans ce cas est évident.
Le problème posé, était le suivant, après avoir déclenché le retard de l'appareil, je pouvais durant quelques secondes, me déplacer avec une lampe, mais une fois l'appareil en pose longue...impossible de le faire sans qu'un trait lumineux, disgracieux, apparaisse immanquablement sur la photo !
Autre problème et non des moindres, une fois donné mes coups de flash il fallait que je retrouve mon appareil dans le noir le plus complet, les premiers essais furent assez folkloriques, il est difficile de se repérer dans le noir et il m'arrivait "d"attaquer" les parois sableuses au lieu de me diriger vers l'appareil. J'avais une crainte, celle de bousculer et de faire tomber mon appareil sur le sol.
Comment faire ? solution compter ses pas...là encore insatisfaisant. Je trouvai la solution pour, dans un premier temps revenir vers l'appareil en plaçant à quelques pas, derrière celui-ci, une lampe, en l'occultant partiellement afin que la lumière ne "trouble" pas la prise de vue. Essais... impeccable !
Bien, maintenant il me reste à me déplacer dans la cavité entre les différents endroits d'où je déclencherai le flash, et là, ce n'était pas gagné, non plus, j'ai essayé de compter les pas, de me déplacer avec une lampe partiellement camouflée, des traînées apparaissaient sur le cliché.
J'ai donc placé des lampes tout au long de la cavité, en prenant soin quelles ne délivrent qu'une très faible lumière, mais suffisante pour m'offrir des "balises" de repérage.Les essais furent concluants.
Il m'est apparu que, lorsque j'effectuais plusieurs déclenchements en étant stationné au même endroit, mon image n'était pas nette, cela venait du fait que j'avais changé très légèrement de position entre les éclairs, il est donc important de ne pas bouger le corps lorsque nous manipulons le flash devant nous, pour éclairer à droite à gauche le sol ou le plancher de la cavité.
Autre problème à résoudre, si je déclenche une première fois le flash, puis me déplace vers l'avant de la cavité c'est à dire en m'éloignant de l'appareil, si je reste du même côté pour la vue suivante mon image se trouve "altérée" par l'image de la cavité, en fait il y deux images, qui se superposent. Il faut donc soit se mettre tantôt à droite tantôt à gauche de la cavité tout en éclairant légèrement de côté
Un petit schéma pour expliquer la démarche a adopter:
La cavité vue de haut,
de 1 à 4 les emplacements où sont donnés les "coups" de flash, en rouge l'angle des coups de flash (je n'ai pas matérialisé les deux ou trois coups de flash donnés à chaque emplacement), en A l'appareil photo et son trépieds, en vert le trajet aller et en blanc le retour, sans lampe !
Les lucioles servant au déplacement peuvent donc être placées en 1, 2, 3, et 4 la dernière pour le retour est placée comme expliqué plus haut en A.
Bien entendu ce sont mes "premières armes" dans ce domaine tout nouveau, mais je dois dire que l'appréhension ressentie à mon entrée dans ce vaste ensemble souterrain s'est peu à peu effacée devant la beauté du site et les possibilités photographiques offertes.
il me reste à tester: différents éclairages en ajoutant des filtres sur les flash, l'utilisation de flash avec cellules d'autodéclenchement etc, etc.
À bientôt les amis sur Photo Nature Fontainebleau.
QUELQUES LIENS SUR LES "MONDES" SOUTERRAINS

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